Sécurité

Algérie : les cinq généraux inculpés pour « corruption » remis en liberté

Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre algérien de la Défense, à Alger le 1er juillet 2018. © Anis Belghoul/AP/SIPA

Les cinq généraux-major qui avaient été placés sous mandats de dépôt le 14 octobre dernier notamment pour « corruption », « biens mal acquis » ont été remis en liberté lundi 5 novembre.

Une source proche de la présidence algérienne indique que les cinq généraux ont été libérés sur ordre du président de la République, en attendant que s’ouvre leur procès. Un proche de la famille du général-major Saïd Bey, incarcéré à la prison de Blida avec les quatre autres prévenus, confirme à Jeune Afrique que ce haut gradé a été remis en liberté lundi 5 novembre.


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Dimanche 14 octobre, à l’issue de plusieurs heures d’audition devant un juge du tribunal militaire de Blida, les généraux-majors Saïd Bley, Lahbib Chentouf, Abderrazak Chérif, Menad Nouba et Boudjema Boudouar, ainsi qu’un colonel de la sécurité de l’armée dont l’identité n’a pas été divulguée, ont été placés en détention provisoire, puis inculpés.


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Les six prévenus sont poursuivis pour « corruption », « biens mal acquis », « abus de responsabilités » et « enrichissements présumés ». On ignore pour l’instant si les chefs d’inculpation retenus contre eux ont été levés ou s’ils ont été placés sous contrôle judiciaire en attendant la poursuite de l’instruction.

Le général-major Saïd Bey, de la 2e région militaire, les généraux-majors Lahbib Chetouf, chef de la 1e région militaire, Said Chengriha, de la 3e région militaire, Abderrazak Chérif, de la 4e région ont été limogés dans le courant de l’été dernier.

En mai, le général-major Menad Nouba, à la tête de la gendarmerie nationale de 2015, a été également démis de ses fonctions. Le général-major Boudjema Boudouaour, directeur central des finances au sein du ministère de la Défense nationale, et son collègue Mokdad Benziane, directeur des ressources humaines au sein du même ministère, sont eux remerciés en juillet. Soupçonnés d’avoir bénéficié d’avantages de Kamel Chikhi, alias Kamel « El Bouchi » (« Kamel le boucher »), importateur de viande poursuivi pour narcotrafic depuis la saisie de 701 kg de cocaïne dans ses conteneurs, le 29 mai à Oran.

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