Diplomatie

Après la Tunisie, le président du Conseil italien en visite en Algérie

Le chef du gouvernement italien lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue tunisien Youssef Chahed, vendredi 2 novembre à Tunis. © Hassene Dridi/AP/SIPA

Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, s'est entretenu avec le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia, lundi à Alger, où il effectue une visite d'une journée.

Après s’être rendu vendredi en Tunisie, le chef du gouvernement italien est arrivé lundi en fin de matinée en Algérie, dont l’Italie est l’un des principaux partenaires commerciaux. Il a déposé une gerbe au monument des martyrs de la Guerre d’indépendance contre la France (1954-1962), avant de se rendre au Centre international des conférences (CIC) d’Alger où il a entamé des discussions avec le chef du gouvernement algérien.

Rome est le premier client de l’Algérie : près de 16% exportations algériennes en 2017 étaient destinées à l’Italie, pour plus de 5,5 milliards de dollars, surtout du gaz. L’Italie est également, derrière la France et la Chine, le 3e fournisseur en valeur de l’Algérie, qui a importé pour plus de 3,7 milliards de biens et services italiens [plus de 8% de ses importations en valeur] en 2017, selon les chiffres des douanes algériennes. Des chiffres qui restent à peu près constants sur les huit premiers mois de 2018.

Faire oublier le procès Eni

Le groupe pétrolier italien Eni est présent depuis 1981 en Algérie, où il se présente comme le premier partenaire du géant national des hydrocarbures Sonatrach dans les domaines pétroliers et gaziers. Eni produit en Algérie environ 100.000 barils équivalent pétrole par jour, ce qui en fait un des principaux acteurs du secteur. Il est également le partenaire de Sonatrach dans le gazoduc TransMed qui relie l’Algérie à l’Italie, via la Tunisie.

Eni a signé fin octobre deux importants accords avec Sonatrach : l’un, conjointement avec le français Total, sur l’évaluation de potentielles ressources pétrolières offshore dans les eaux algériennes, jusqu’ici inexplorées, l’autre sur l’achat de 49% des parts de Sonatrach dans trois champs du gisement de Hassi Berkine, dans l’est du territoire algérien.


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Le groupe italien et son ex-patron Paolo Scaroni ont été acquittés mi-septembre des accusations de corruption internationale en Algérie, à l’issue de trois ans de procès à Milan, mais sa filiale Saipem et l’ex-président de celle-ci ont revanche été condamnés. Plusieurs peines de prison ont été prononcées dans ce procès qui portait sur le versement présumé de 197 millions d’euros de pots-de-vin à des responsables publics algériens, entre 2007 et 2010, en vue de l’obtention de contrats. En Algérie, huit personnes ont été condamnées dans ce dossier.

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