Elections

Madagascar : les craintes de fraudes au cœur de la campagne présidentielle

Un agent de la Commission électorale, dans un bureau de vote d'Antananarivo, lors de la présidentielle de 2013 à Madagascar. © REUTERS/Thomas Mukoya

La fin de la campagne pour l’élection présidentielle malgache du 7 novembre a été marquée par des accusations de fraudes de la part d’une partie des candidats. Certains assurent même avoir des preuves de l’existence d’électeurs fictifs.

Fraudes ou pas fraudes ? La question a occupé une bonne partie de la campagne présidentielle de Madagascar, qui se termine officiellement lundi 5 novembre à minuit. Au point qu’elle a sérieusement fait de l’ombre au débat sur le fond des programmes proposés par les 36 candidats en lice.

Dès le coup d’envoi officiel de la campagne, début octobre, une vingtaine de prétendants a dit ses craintes d’éventuelles tromperies lors du scrutin. Et en cette dernière ligne droite avant le premier tour, le 7 novembre, c’est au tour du camp de l’ancien président, Andry Rajoelina, de s’emparer du sujet.

Dispositif « Zéro Fraude » dans le camp d’Andry Rajoelina

L’un de ses conseillers affirme à Jeune Afrique disposer d’« éléments concrets » démontrant « une fraude en préparation à l’échelle nationale », sans donner beaucoup de détail. Mais si le camp orange crie à la fraude, il n’en appelle pas moins ses partisans à voter massivement, et s’affiche même confiant sur les résultats.


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Pour prévenir ces « manipulations » qu’elle affirme craindre, l’équipe de « Andry » a mis en place un dispositif « Zéro Fraude », qui comprend un numéro vert, le 1313, destiné à toute personne témoin d’un quelconque fait suspect lors du vote. Au bout du fil, un opérateur contactera les autorités compétentes ou les observateurs déployés dans les bureaux de vote. Le camp d’Andry Rajoelina dispose en outre de 75 000 assesseurs, soit trois par bureaux de vote.

Hery Rajaonarimampianina peut, de son côté, compter sur ses 50 000 délégués pour repérer d’éventuelles fraudes ou dysfonctionnements.

Mais Andry Rakotobe, directeur de la communication du HVM, le parti du président sortant, se montre cependant prudent : « La question de la réalité, ou non, des fraudes se posera pour nous après le vote, quand nous aurons vérifié. Mais nous savons que le risque existe et nous avons pris les mesures nécessaires », expose-t-il, désignant les rangées d’ordinateurs installées au siège de campagne, qui serviront à centraliser les résultats, dans les vingt-quatre à quarante-huit heures après le vote, en vue de la comparer avec les chiffres officiels.

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