Sécurité

RDC : sept civils tués, quinze enlevés dans des attaques des ADF

Le contingent tanzanien de la brigade des Nations unies à Eringeti, dans le territoire de Beni, dans le nord-est de la RDC, en train de fouiller un camp de présumés rebelles ougandais de l'ADF. © Flickr/Monusco

Au moins sept civils ont été tués et quinze enlevés dans deux attaques lancées par des rebelles ougandais musulmans dans la nuit de samedi à dimanche dans le territoire de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de sources concordantes.

Les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont « attaqué simultanément les localités de Mangboko et Oicha » dans l’extrême-nord de la province du Nord-Kivu, a déclaré à Teddy Kataliko, responsable de la société civile du territoire de Beni.

À Mangboko, ils ont « brûlé un conducteur dans son camion, tué six autres civils tandis que à Oicha, ils ont tué une personne et enlevé 15 autres », a-t-il détaillé, faisant ainsi état de huit morts au total.

« Nous dénonçons l’inefficacité de l’armée, c’est anormal que l’armée n’arrive pas à sécuriser les populations », a affirmé Teddy Kataliko. L’administrateur du territoire de Beni, Donat Kibwana, a avancé un bilan de « sept civils tués et 15 enlevés dont 10 enfants ».

« L’armée a vite réagi »

Le capitaine Mak Hazukay, porte-parole de l’armée a indiqué que « l’armée a vite réagi afin d’arrêter les bévues des ces rebelles qui ont malheureusement tué 7 civils ». Cette attaque intervient deux semaines après une autre incursion de présumés ADF à Beni qui a fait au moins onze mort. 

Les ADF sont des rebelles musulmans opposés au président ougandais Yoweri Museveni agissant sur le territoire congolais depuis 1995.

Ce groupe mystérieux, sans revendication claire, ni leader connu n’a jamais lancé d’attaque d’envergure contre Kampala, mais sont tenus responsables depuis octobre 2014 d’une série de massacres contre des civils dans la ville et le territoire de Beni, avec un bilan de plusieurs centaines de morts.

Ces rebelles sont également tenus responsables de la mort de 15 Casques bleus tanzaniens au cours d’une attaque d’une base de la Mission de l’ONU en RDC en décembre 2017 à Semuliki, plus à l’est, vers la frontière avec l’Ouganda.

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