Politique

Togo : nouvelle manifestation à Lomé pour la libération d’opposants

Des partisans de l'opposition togolaise, en juin 2013 (photo d'illustration).

Des partisans de l'opposition togolaise, en juin 2013 (photo d'illustration). © Erick Kaglan/AP/SIPA

Quelques milliers de personnes ont manifesté samedi 3 novembre dans Lomé pour demander la libération des personnes arrêtées pendant les grandes manifestations de l’opposition au président Faure Gnassingbé depuis un an au Togo.

A l’appel du Front Citoyen « Togo Debout » (FCTD) – qui rassemble de nombreuses organisations de la société civile togolaise – les manifestants ont convergé vers un parc de la capitale togolaise. Les opposants manifestent très régulièrement dans Lomé.


>>> À LIRE – Togo : l’archevêque émérite de Lomé appelle Faure Gnassingbé à ne pas se représenter en 2020


Une cinquantaine d’opposants toujours en détention

Selon eux, une cinquantaine de personnes sont toujours détenues dans les prisons togolaises depuis les manifestations organisées ces derniers mois par la coalition pour demander la démission du président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005 après avoir succédé à son père, qui a lui-même dirigé le pays pendant 38 ans.

« Nous manifesterons jusqu’à satisfaction de notre revendication. Les personnes encore en détention doivent être libérées immédiatement et sans condition », a déclaré David Dosseh,  porte-parole du Front.

Nous manifesterons jusqu’à satisfaction de notre revendication

Arrêt du processus électoral

Le FCTD exige également l’arrêt du processus électoral, en vue des élections législatives, prévues le 20 décembre conformément à la feuille de route de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao).

« Nous ne nous associons pas à ce simulacre de processus électoral. Pour le Front, il n’est pas question d’organiser les élections le 20 décembre, car nous avons vu les conditions dans lesquelles le recensement a été fait. Il faut arrêter le processus électoral et repartir sur de nouvelles bases », a indiqué M.Dosseh.

La principale coalition de l’opposition avait appelé ses partisans à boycotter le recensement électoral qui a pris fin le 25 octobre.

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