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Maroc : la Banque centrale abaisse son taux directeur à 2,75 %

Abdellatif Jouahri est le gouverneur de Bank Al-Maghrib. DR

Abdellatif Jouahri est le gouverneur de Bank Al-Maghrib. DR ©

Le conseil de Bank Al-Maghrib, la Banque centrale marocaine, a annoncé ce mardi 23 septembre avoir abaissé son taux directeur de 3 % à 2,75 %. En cause : le repli de la valeur ajoutée agricole et le ralentissement de l’activité économique. La précédente révision de cet indicateur remonte à mars 2012.

Lors de sa troisième réunion trimestrielle de cette année, organisée ce 23 septembre à Rabat, le conseil de Bank Al-Maghrib (BAM), la banque centrale marocaine, a décidé de baisser son taux directeur de 3 % à 2,75 %. C’est la première fois depuis mars 2012 que l’organe décisionnel de la politique monétaire du Maroc abaisse cet indicateur, qui se trouve désormais à son niveau le plus bas depuis 1995.

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Dans son communiqué, la banque centrale marocaine justifie cette décision « par la poursuite d’un faible rythme de croissance des activités non agricoles, une amélioration des réserves internationales et une prévision centrale de l’inflation en ligne avec l’objectif de stabilité des prix ».

Soutenir l’activité économique

En baissant son taux directeur, la banque centrale espère redonner un peu de vigueur au marché du crédit bancaire et apporter son soutien à l’activité économique du pays.

BAM a en effet constaté un « ralentissement du rythme d’évolution du crédit bancaire de 4,2 % en moyenne au cours du deuxième trimestre à 3,9 % en juillet », et ce dans un contexte de faible inflation au Maroc et de ralentissement de la croissance économique dans la zone euro, principal partenaire commercial du royaume chérifien.

Repli de la valeur ajoutée agricole

BAM note ainsi que la croissance économique au Maroc « a décéléré à 1,7 % au premier trimestre 2014, avec une hausse de 2,2 % du PIB non agricole et une baisse de 1,6% de la valeur ajoutée agricole ».

Aussi, selon ses estimations, la croissance du PIB marocain « avoisinerait 2,5 % pour l’ensemble de l’année 2014, avec une progression de près de 3 % du PIB non agricole et un repli d’environ 2,5 % de la valeur ajoutée agricole ».

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