Politique

Sahara occidental : l’Algérie et la Mauritanie participeront bien aux discussions de l’ONU

Le mur de sable séparant le Sahara occidental du reste du territoire marocain, le 6 novembre 2006 © François Mori/AP/SIPA

L'Algérie et la Mauritanie ont récemment accepté l'invitation de l’envoyé spécial onusien, Horst Köhler, à venir discuter les 5 et 6 décembre à Genève de l'avenir du Sahara occidental avec le Maroc et le Front Polisario, selon l'Organisation des Nations unies.

L’Algérie et la Mauritanie avaient jusqu’au 20 octobre pour répondre à l’invitation envoyée fin septembre par l’émissaire onusien, Horst Köhler, à leur ministre des Affaires étrangères. Le Maroc et le Front Polisario avaient répondu par l’affirmative début octobre.

Lundi 15 octobre, lors de son point de presse quotidien, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, avait rappelé que les quatre parties invitées « à la table des négociations » devaient venir « de bonne foi et sans pré-conditions ».

Table ronde

Dans son invitation, à laquelle a eu accès l’AFP, l’ex-président allemand Horst Köhler évoque non pas des « négociations » mais « une table ronde ». L’ordre du jour n’est pas détaillé et l’émissaire demande aux destinataires de lui soumettre des propositions à cet égard.


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Le dernier cycle de négociations entre le Maroc et le Front Polisario remonte à 2012.

Dans un rapport récent, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, évoque « des discussions préliminaires » début décembre à Genève, appelées à être renouvelées.

Nommé en 2017, Horst Köhler a déjà rencontré les différentes parties au conflit en début d’année mais de manière séparée. Fin juin-début juillet, il avait effectué une tournée régionale qui l’avait conduit à Alger, Nouakchott, Tindouf, Rabouni, Rabat, Laayoune, Smara et Dakhla.

Autodétermination ?

Soutenu par Alger, le Front Polisario indépendantiste réclame un référendum d’autodétermination pour le Sahara occidental, une région au sous-sol riche en phosphates et dotée d’eaux poissonneuses.


>>> À LIRE – António Guterres : « Le conflit sur le Sahara occidental n’a que trop duré, il faut y mettre un terme »


Le Maroc rejette toute solution autre qu’une autonomie sous sa souveraineté pour le Sahara occidental.

L’Algérie considère que le règlement du conflit au Sahara occidental « ne peut être trouvé qu’à travers l’exercice, par le peuple du Sahara occidental, de son droit inaliénable et imprescriptible à l’autodétermination ».

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