Justice

Somalie : l’un des auteurs de l’attentat le plus meurtrier du pays a été exécuté

| Par AFP
Mis à jour le 15 octobre 2018 à 17h02
Des Somaliens se réunissent à Mogadiscio le 14 octobre 2018 au premier anniversaire de l'attentat qui avait fait plus de 500 morts dans le centre de la capitale somalienne.

Des Somaliens se réunissent à Mogadiscio le 14 octobre 2018 au premier anniversaire de l'attentat qui avait fait plus de 500 morts dans le centre de la capitale somalienne. © Afp.com - ABDIRAZAK HUSSEIN FARAH

Un des jihadistes condamnés dans le cadre de l’attentat au camion piégé qui avait fait plus de 500 morts il y a un an à Mogadiscio a été exécuté dimanche, ont annoncé les autorités somaliennes.

Des centaines de Somaliens ont participé à une cérémonie du souvenir pour marquer le premier anniversaire de cet attentat qui avait détruit une vingtaine de bâtiments du centre de la capitale somalienne, habituée aux attaques des jihadistes shebab, liés à Al-Qaïda.

Le même jour, un tribunal militaire a annoncé qu’Hassan Adan Isak, condamné à mort pour avoir conduit un des véhicules utilisés dans le cadre de l’attentat, avait été fusillé par un peloton militaire dans la matinée.

Le lieu de l’attentat, le carrefour Zoope a retrouvé sa normalité. Certains immeubles ont été reconstruits et portent désormais des affiches d’images de cet attentat géant.

Ce qu’il nous faut c’est la justice et la protection

Un mémorial a été érigé au centre du carrefour.

« Tout ce qu’on peut faire, c’est prier pour nos morts. Je sais que cela ne les ramènera pas à moi, mais on peut espérer que jamais rien de semblable ne se reproduise », a confié à l’AFP Omar Haji Mohamed, un père handicapé qui a perdu deux enfants dans l’attaque.


>>> À LIRE  – Ce que l’on sait de l’attentat de Mogadiscio, le plus meurtrier de l’histoire de la Somalie


« Je ne crois pas que le deuil soit une réponse suffisante. Ces gens ont été massacrés et les responsables doivent être pourchassés et éliminés », a estimé Ali Adan, un résident du quartier qui a perdu trois des ses amis dans l’explosion.

Abdisalan Mohamed, 23 ans, qui a perdu un frère, approuve : « je vois encore les images de l’horreur. On peut faire son deuil tant qu’on veut, mais cela ne nous ramènera pas nos morts, ce qu’il nous faut c’est la justice et la protection ».

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