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Cet article est issu du dossier «Francophonie : bataille de dames à Erevan»

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Diplomatie

Francophonie : l’Arabie saoudite reporte sa demande d’adhésion à l’OIF

Le roi d'Arabie saoudite Salmane Ben Abdel Aziz, le 6 juin 2017. © AP/SIPA

Quelques heures avant l’ouverture du sommet d’Erevan, l’Arabie saoudite a décidé de reporter sa demande d’adhésion à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Cette décision devrait éviter un débat qui s’annonçait vigoureux entre les chefs d’État francophones.

La missive est parvenue à la présidence arménienne du sommet de la Francophonie et à la secrétaire générale de l’OIF mercredi 10 octobre, quelques heures avant l’ouverture du sommet d’Erevan.

Dans cette lettre, signée de l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Paris, Khalid bin Mohammed al-Angari, et dont Jeune Afrique a obtenu copie, le royaume affirme vouloir « différer l’examen de sa demande d’adhésion à une date ultérieure ».

La demande d’adhésion de l’Arabie saoudite à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) avait été initialement déposée lors du sommet d’Antananarivo, en 2016, où son examen avait été une première fois reportée – officiellement car le dossier était incomplet. L’OIF a, depuis, envoyé une mission d’observation en Arabie saoudite, laquelle a rédigé un rapport à l’intention des chefs d’État francophones. Ces derniers devaient en principe étudier la candidature saoudienne lors du sommet d’Erevan, qui s’ouvre ce jeudi 11 octobre dans la capitale arménienne.

Un dossier épineux

Ce dossier s’annonçait toutefois comme l’un des plus épineux de ce sommet. Certains États africains, comme le Maroc et le Sénégal, sont favorables à l’adhésion saoudienne. Mais celle-ci apparaît en revanche inacceptable pour d’autres Etats, comme le Canada, en conflit diplomatique avec le royaume – son ambassadeur a été expulsé en août dernier.

Pour le Canada, qui a consenti à retirer son soutien à la secrétaire générale sortante de l’OIF, Michaëlle Jean, dans le duel qui l’oppose à la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, c’est donc un soulagement. Justin Trudeau, arrivé mercredi soir dans la capitale arménienne, va pouvoir aborder le sommet plus sereinement.

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