Elections
Au Cameroun, les indépendantistes font peser une menace sur la présidentielle du 7 octobre 2018.

Cet article est issu du dossier

Présidentielle au Cameroun : huit candidats dans la course

Voir tout le sommaire
Politique

Présidentielle au Cameroun : l’Union africaine appelle à la « retenue »

Par
Mis à jour le 10 octobre 2018 à 15:32

Moussa Faki Mahamat, le 23 mai 2018 à Bruxelles. © Geert Vanden Wijngaert/AP/SIPA

Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine, a demandé aux acteurs politiques camerounais la « plus grande retenue ». Cet appel, lancé mercredi 10 octobre, intervient après la proclamation par Maurica Kamto de sa victoire à la présidentielle, avant la publication des résultats.

« Le président de la Commission souligne la nécessité pour tous les acteurs politiques de faire preuve de la plus grande retenue et de s’abstenir de toute déclaration ou action susceptible de générer des tensions », a indiqué le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, dans un communiqué mercredi. « Toute réclamation liée au processus électoral doit être traitée dans le cadre des mécanismes juridiques existants », insiste le président de l’UA.

Lundi, Maurice Kamto, un des principaux candidats de l’opposition à l’élection présidentielle camerounaise de dimanche, avait revendiqué la victoire en déclarant: « J’ai reçu mission de tirer le penalty, je l’ai tiré et je l’ai marqué ». « J’ai reçu du peuple un mandat clair que j’entends défendre jusqu’au bout ». Il n’a cependant pas donné de chiffre ni de pourcentage, pas plus qu’il n’a indiqué sur quoi il basait ses affirmations.

Dans la foulée, les autorités ont indiqué que Maurice Kamto se plaçait « hors-la-loi » par de telles déclarations, le Conseil constitutionnel étant le seul organe habilité à proclamer les résultats au Cameroun, au plus tard 15 jours après le vote.