Pétrole & Gaz

Algérie : deux nouveaux accords entre Total et Sonatrach

Exploitation d'hydrocarbures en Algérie. (Sonatrach) © JF ROLLINGER pour JA

Deux ans et demi après l'action intentée par le géant français contre son partenaire algérien devant la Cour internationale d'arbitrage de Genève, les deux sociétés confirment leur réconciliation autour de deux projets, dans le gaz naturel et la pétrochimie.

Le 7 octobre, Total et Sonatrach ont annoncé la signature de deux accords « dans le cadre de leur partenariat global annoncé en 2017 ». Le premier concerne l’exploitation pour vingt-cinq ans du champ gazier d’Erg Issaouane, dans le centre-est de l’Algérie, dont les réserves sont estimées à plus de 100 millions de barils équivalent pétrole et qui devrait entrer en production à partir de fin 2021.

Les deux partenaires se sont engagés à investir 406 millions de dollars (environ 352 millions d’euros) pour extraire et transporter la production (gaz sec, GPL et condensat) jusqu’aux installations de traitement existantes.

Le deuxième accord vise à créer la joint-venture Sonatrach Total Entreprise Polymères (Step), dont Sonatrach serait actionnaire à 51 % et Total à 49 %. Cette entreprise sera chargée de mener à bien le projet pétrochimique d’Arzew (à 400 km à l’ouest d’Alger), qui prévoit la construction de deux usines pour « valoriser le propane disponible localement en grande quantité en le transformant en polypropylène, un plastique dont la demande est en très forte croissance », explique chacune des deux entreprises dans leur communiqué respectif.

Règlement amiable d’une brouille datant de 2006

Ce projet, esquissé en décembre 2016, a amorcé la réconciliation entre les deux sociétés, après la brouille qui a suivi l’instauration en 2006 en Algérie d’une « taxe sur les profits exceptionnels ». Total et son partenaire Repsol avaient alors accusé Alger, et par ricochet l’entreprise publique Sonatrach, avec qui ils collaboraient depuis 1952, de changer les règles du jeu alors même qu’ils étaient censés bénéficier d’une clause de stabilité fiscale.

Fin juin 2016, Total avait même porté l’affaire devant la Cour internationale d’arbitrage de Genève, avant d’y renoncer officiellement, un an plus tard, avec la conclusion du partenariat global entre les deux sociétés et l’esquisse de nouveaux projets.

En 2012, Sonatrach avait déjà réglé à l’amiable le contentieux qui l’opposait à l’américain Anadarko et au danois Maersk Oil en versant 4,4 milliards de dollars au premier et 920 millions au second.

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