Société

Le prodige de l’afro-trap MHD dénonce une agression policière sur son frère

MHD. © Capture d'écran YouTube

Dans une vidéo partagée massivement le 4 octobre sur les réseaux sociaux de MHD, le rappeur aux origines guinéenne et sénégalaise dénonce une agression policière sur celui qu'il présente comme son « grand frère ».

C’est une séquence brève, 42 secondes, sans son, et dont le contexte reste flou. Pourtant, la vidéo partagée le jeudi 4 octobre sur Twitter et Instagram a aussitôt enflammé les réseaux sociaux. Sans doute parce que celui qui l’a postée n’est pas vraiment un inconnu : MHD, prodige de l’afro-trap, qui compte des millions d’abonnés, et qui a exhorté ses fans à partager largement le post.

Discussion houleuse avec des forces de police

Sur la vidéo, on voit donc deux jeunes hommes – dont l’un est présenté par MHD comme son grand frère -, qui ont une discussion houleuse avec des forces de police. Puis la situation dégénère, un chien attaque l’un des jeunes, qui se défend, avant que les policiers – une petite dizaine – interviennent en distribuant brutalement coups de pied, de poing et de coude… alors qu’ils ne semblent pas être menacés.

MHD restant injoignable, il est compliqué d’en savoir beaucoup plus sur l’événement. L’identité même du jeune homme tabassé reste inconnue. Le rappeur a 15 frères et sœurs si l’on compte tous les enfants de ses parents divorcés. La scène se passe en tout cas près du 101 avenue Simon Bolivar, une rue parisienne que l’artiste a beaucoup fréquentée (et qu’il fréquente toujours), un des lieux du trafic de drogue dans la capitale.

Les forces de police font régulièrement des rondes dans la zone, où ont eu lieu des fusillades sur fond de guerres de territoires entre bandes rivales liées aux deals. MHD lui-même s’est souvent mis dans la peau d’un dealer dans les premiers sons qui l’ont fait connaître. Et ne cachait déjà pas sa haine des hommes en uniformes.

Ouverture d’une enquête

D’après les informations de la radio France Bleu Paris, le parquet de Paris a décidé d’ouvrir une enquête pour violence par personne dépositaire de l’autorité publique. Elle a été confiée à la « police des polices », l’IGPN (Inspection générale de la police nationale). Les deux hommes interpellés ont quant à eux été placés en garde à vue pour outrage et rébellion.

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