Justice

Rwanda : l’opposante Diane Rwigara en liberté provisoire en attendant la reprise de son procès

Diane Rwigara, en mai 2017 à son domicile de Kigali. © STR/AP/SIPA

La Haute Cour de Kigali a ordonné le 5 octobre la libération provisoire de l'opposante rwandaise Diane Rwigara, ainsi que celle de sa mère Adeline Rwigara, en attendant la réouverture du procès le 7 novembre.

L’opposante rwandaise Diane Rwigara et sa mère Adeline Rwigara se sont également vues notifier par la Cour l’interdiction de quitter la capitale rwandaise sans autorisation préalable et l’obligation de remettre chacune leur passeport, qui avait déjà été confisqué au moment de leur arrestation.

Fils du businessman Assinapol Rwigara, Diane Rwigara avait tenté de se présenter à l’élection présidentielle d’août 2017, avant de voir sa candidature invalidée. Elle avait été arrêtée en compagnie de sa mère le 24 septembre 2017 et placée en détention provisoire pour « atteinte à la sécurité de l’État », « faux et usage de faux » et « fraude fiscale ». Elle avait finalement été inculpée avec sa mère pour « incitation à l’insurrection » et placée en détention à la prison « 1930 » de Kigali.

« Une décision normale dans le cadre de cette procédure »

Une première demande de mise en liberté provisoire avait été formulée par la défense en octobre 2017. Celle-ci avait été refusée, tout comme celle formulée en appel le mois suivant.

La Haute Cour a finalement estimé le 5 octobre que les raisons opposées par le parquet à cette demande, notamment le risque de fuite que représentaient les deux accusées, n’étaient pas recevables. « Je crois que c’est une décision normale dans le cadre de cette procédure. Les raisons du parquet n’étaient pas recevables. C’est la preuve que la justice est indépendante », déclare à Jeune Afrique Me Gatera Gashabana, l’avocat de la famille Rwigara.

L’accusation a réagi, déclarant le 5 octobre sur Twitter qu’elle « avait de solides raisons de s’opposer à la libération sous caution de Diane et Adeline Rwigara, et persiste à croire que celle-ci n’aurait pas dû être accordée ». « Mais nous respectons cette décision. Nous allons évaluer la possibilité de la contester. Nous allons également nous préparer pour le procès. »

Cette décision intervient après la libération d’une autre opposante emblématique, Victoire Ingabire Umuhoza, graciée par le président Paul Kagame le 15 septembre avec 2 139 autres prisonniers.

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