Défense

Burkina Faso : au moins sept assaillants tués par la force Barkhane après l’attaque d’Inata

Pilotes de Mirage 2000 au camp Kosseï, poste de commandement de la force Barkhane (photo d'illustration). © Richard Nicolas-Nelson/AP/SIPA

L'armée burkinabè a annoncé le 5 octobre que les frappes aériennes de l'opération française Barkhane ont permis de neutraliser au moins sept membres du commando jihadiste ayant fait un mort dans l'attaque de la gendarmerie d'Inata, dans le nord du pays, dans la nuit du 3 au 4 octobre.

L’armée burkinabè a annoncé vendredi 5 octobre avoir porté un sérieux revers aux assaillants qui ont pris d’assaut la gendarmerie d’Inata, dans le nord du pays près de la frontière malienne, dans la nuit du 3 au 4 octobre.

« La reconnaissance aérienne, effectuée par l’armée de l’air, nous a permis d’établir un bilan de sept cadavres identifiés sur place », a déclaré à Jeune Afrique le général Oumarou Sadou, chef d’état-major général des armées.

Jeudi 4 octobre, l’armée avait avancé dans un communiqué que « la prompt réaction des gendarmes, et l’appui aérien dépêché immédiatement sur les lieux par la force Barkhane, ont permis de neutraliser une dizaine de terroristes et de détruire dix motos. » Le bilan de l’action était alors toujours en cours d’évaluation.

L’opération, conduite sur la base d’indications des renseignements burkinabè, a permis à la force française Barkhane de détruire une colonne des assaillants qui se déplaçaient à motos, en direction de la frontière malienne, après avoir attaqué la gendarmerie d’Inata.

Un drone Reaper a été dirigé vers la zone et deux avions Mirage 2000 ont décollé de la base aérienne de Niamey pour la rallier, selon les précisions de l’état-major français, données dans un communiqué du 4 octobre.

Requête du Burkina

Partenaire de la force antiterroriste du G5 Sahel, qui peine à déployer ses 5 000 militaires dans les pays membres pour entrer en action contre les groupes armés, Barkhane a agi sur une requête du Burkina, selon nos informations. « Barkhane appuie les forces du G5 Sahel et les pays membres individuellement. Ses capacités aériennes et de surveillance sont déterminantes pour le succès de la lutte contre les groupes jihadistes », confie un haut responsable militaire.

Mercredi soir, la gendarmerie d’Inata, dans le nord, avait été prise pour cible par des hommes lourdement armés, causant la mort d’un gendarme et un blessé grave.

Multiplication des attaques

Située dans les alentours, la mine d’or d’Inata a été reprise en février dernier par le Balaji Group, basé au Ghana et dirigé par l’influent homme d’affaires indien Akoliya Patelb. Trois employés de la mine ont été enlevés le 23 septembre dernier par des ravisseurs soupçonnés d’appartenir aux groupes jihadistes actifs dans la zone, en l’occurrence l’organisation de l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Leur enlèvement n’a toujours pas été revendiqué. « Je n’ai pas d’informations sur les ravisseurs. Mais nous savons que les enlèvements sont un moyen de financer les activités terroristes », affirme un responsable sécuritaire.


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Le jeudi 4 octobre en fin de matinée, l’armée a subi de nouvelles pertes à l’Est du pays, en proie aux attaques perpétrées à l’aide d’engins explosifs improvisés. Un convoi militaire en partance pour Foutouri a sauté sur une mine artisanale tuant six soldats.

Depuis février 2018, plus de 22 attaques de ce type ont frappé la région. À chaque fois, le mode opératoire est le même et les cibles sont identiques : attaque contre des convois de l’armée au moyen d’engins explosifs improvisés, destruction de symboles de l’État comme les brigades de gendarmerie, les commissariats ou encore les postes forestiers.

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