Politique

Burkina : l’avocat général favorable à l’extradition de François Compaoré

François Compaoré à la sortie de la salle d'audience de la Cour d'appel de Paris, le mercredi 28 mars 2018. © Aïssatou Diallo / Jeune Afrique

Les juges français livreront leur délibéré le 5 décembre sur la demande d'extradition de François Compaoré. La justice burkinabè souhaite entendre le frère de l'ancien président dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du journaliste Norbert Zongo et de ses trois compagnons en 1998.

Dans la salle d’audience du Palais de justice de Paris bondée mercredi, un juge passe en revue la grosse pile de documents fournis par le Burkina Faso. Des notes du juge d’instruction, Émile Zerbo, de nombreuses auditions de témoins, une note des services de renseignement, des conclusions d’experts balistiques, l’ordonnance de réouverture de l’instruction, une note du ministre de la Justice, Bessolé René Bagoro, sur la peine maximale et le régime d’aménagement des peines…

Un dossier que les autorités burkinabè ont adressé à la justice française après la demande formulée par celle-ci le 13 juin dernier. La chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris avait alors réclamé d’apporter « des éléments matériels précis de nature démontrer l’implication de François Compaoré dans l’assassinat de quatre personnes dont le journaliste d’investigation Norbert Zongo ».

Une masse imposante de documents – dont le détail n’a pas été rendu public au nom du respect du secret de l’instruction – sur lesquelles les juges vont se pencher d’ici au 5 décembre, date fixée pour le prononcé du délibéré.

« Incitation à assassinat »

Le petit frère de l’ancien président Blaise Compaoré est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par le Burkina. La justice de son pays souhaite l’entendre pour « incitation à assassinat » du journaliste d’investigation Norbert Zongo et de ses trois compagnons, le 13 décembre 1998. François Compaoré, interpellé fin octobre 2017 à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, est depuis lors placé sous contrôle judiciaire en France.

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