Politique

Présidentielle au Nigeria : le président Buhari défend son bilan lors de son discours à la nation

Le président Buhari lors des célébrations de l'indépendance nigériane, le 1er octobre 2018. © Olamikan Gbemiga/AP/SIPA

À quelques mois de la présidentielle, l'actuel chef de l'État nigérian a déclaré lundi que la situation sécuritaire a connu « une amélioration régulière » dans la lutte contre le groupe jihadiste Boko Haram.

Muhammadu Buhari prononçait son dernier discours à la nation à l’occasion du Jour de l’indépendance du Nigeria, avant la présidentielle de février 2019. L’occasion pour le chef de l’État, qui brigue un deuxième mandat, de défendre son bilan dans une allocution apparue comme le manifeste de son gouvernement.

L’ancien militaire de 75 ans devrait être investi ce week-end candidat à ce scrutin par son parti, le Congrès des progressistes (APC, parti au pouvoir). Le principal parti d’opposition, le Parti Populaire Démocratique (PDP), devrait également désigner son candidat.

Les promesses de Buhari

Muhammadu Buhari est arrivé au pouvoir en 2015 sur la promesse de mettre un terme à l’insurrection de Boko Haram, d’agir plus fermement contre la corruption et d’améliorer la situation économique.

Il a promis lundi de « travailler sans relâche à la promotion, la protection et la préservation (…) d’un Nigeria uni, pacifique, prospère et sûr ».

Il avait déclaré dans le passé que les jihadistes, dont les violences ont fait plus de 27 000 morts depuis 2009, étaient « techniquement battus », malgré des attaques répétées. Les dernières en date ont fait neuf morts le 19 septembre dans deux villages de l’Etat de Borno (nord-est).

Évoquant les violences entre agriculteurs et éleveurs nomades dans le centre du pays, le président Buhari s’est contenté de déclarer qu’il recherchait une « solution durable » à ce conflit qui a fait 1 300 morts durant les six premiers mois de cette année et pourrait perturber le scrutin.

Des progrès contre la corruption ?

À propos de l’économie du pays, en récession depuis 2016, il a déclaré que le gouvernement s’efforçait de mettre un terme à la dépendance du pays par rapport aux revenus pétroliers.

Muhammadu Buhari a notamment vanté de nouveaux projets d’infrastructures et la stabilisation du naira et de l’inflation.

Bien qu’aucune condamnation importante n’ait été prononcée ces trois dernières années, le président Buhari a assuré que des progrès avaient été réalisés dans la lutte contre la corruption.

Le chef de l’Etat nigérian a enfin assuré que les élections seraient « pleinement participatives, libres et équitables ».

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