Vie des partis

Maroc : Mohand Laenser élu pour la neuvième fois à la tête du Mouvement populaire

Mohand Laenser a été élu le 29 septembre 2018 pour la neuvième fois à la tête du Mouvement populaire. © Hassan Ouazzani pour JA

Lors du 13e congrès national du Mouvement populaire (MP), correspondant cette année à son 60e anniversaire, Mohand Laenser a été élu pour la neuvième fois consécutive à la tête de cette formation membre de la coalition gouvernementale.

Samedi 29 septembre, Rabat. Mohand Laenser (76 ans) est réélu pour un neuvième mandat en tant que secrétaire général du Mouvement populaire (MP), l’un des cinq grands partis marocains, avec plus de 1 500 voix sur 1 968 – contre 289 pour son unique rival, Mustapha Slalou. Malgré sa déclaration de candidature tardive, le 25 septembre, (et surprise, puisqu’il avait auparavant déclaré qu’il souhaitait passer la main), rien n’a pu empêcher le sortant de prolonger sa mission, qui dure déjà depuis trente-deux ans.


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Malgré cette large majorité, la réélection du président de la région Fès-Meknès n’a pas semblé faire l’unanimité. Lors de son discours, une partie des adhérents présents a protesté, en lançant notamment des « Dégage ! ».

Un discours placé sous le signe de la jeunesse

Dans une déclaration à la presse, Mohand Laenser a rappelé que l’organisation de ce congrès coïncidait avec le 60e anniversaire du parti de la Haraka.

Les évolutions de la scène partisane imposent une nouvelle manière de se comporter avec les jeunes

« Nous avons décidé que cette rencontre soit différente pour plusieurs raisons, notamment les évolutions que connaît la scène partisane au Maroc et à l’étranger, imposant une remise en question sur la manière avec laquelle on devrait se comporter avec le citoyen et les jeunes en particulier », a-t-il réagi.

L’implication de la jeunesse dans la gestion de la vie publique requiert, selon le secrétaire général (SG), « une mobilisation collective, en particulier de la part des formations politiques »

Rompre avec l’image d’un parti de notables

Dès 2014, les congressistes s’étaient entendus pour essayer d’accroître la présence du parti dans les zones urbaines. Les militants de la vieille maison harakie étaient alors nombreux à proposer de mettre plus en avant de jeunes profils, y compris dans les instances dirigeantes, afin de rompre avec l’image de parti de notables qui lui colle à la peau depuis sa participation aux différentes coalitions gouvernementales des dernières années.


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Lors de ce congrès, les 2 500 délégués représentant les différentes régions du royaume ont adopté le nouveau statut du parti, différents documents concernant le congrès, ainsi que les recommandations de la commission préparatoire. Pendant les trois jours de travaux, débutés le vendredi 28 septembre, le SG a présenté le programme politique de la formation et son positionnement vis-à-vis de problématiques aussi bien nationales qu’internationales.

Dans son communiqué final, le parti a ainsi appelé à « réhabiliter les institutions, accorder au Parlement sa place centrale dans la législation et la pratique démocratique, garantir son indépendance financière et administrative et réformer le système de vote, ainsi que d’institutionnaliser le dialogue social avec les syndicats, en tant que partenaire central. »

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