Diplomatie

Sahara occidental : le Polisario salue les invitations de l’ONU pour relancer la paix

Horst Köhler, l’émissaire de l’ONU au Sahara occidental. © Alex Cid-Fuentes / /NEWSCOM/SIPA

Le Front Polisario, qui lutte pour l'indépendance du Sahara occidental, a salué dimanche l'invitation à des discussions, lancée par l'émissaire de l'ONU Horst Koehler, pour tenter de relancer un processus de paix moribond.

Le Maroc, qui contrôle la majeure partie du territoire et en revendique la souveraineté, le Polisario, ainsi que les deux voisins, l’Algérie – soutien du Polisario – et la Mauritanie qui a contrôlé brièvement une partie du Sahara occidental dans les années 1970 -, ont reçu vendredi des invitations à se rendre à Genève les 5 et 6 décembre, selon des sources diplomatiques.

Il ne s’agira pas de négociations proprement dites, mais d’une « table ronde », selon ces sources. Aucun commentaire n’a pu être obtenu auprès de l’ONU.

« Nous saluons ce pas de l’envoyé spécial » du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Horst Koehler, « c’est une bonne nouvelle », a déclaré à à Alger par téléphone, Mhamed Khadad, membre de la direction du Polisario.

Il a toutefois précisé que le mouvement répondrait « au moment opportun » à l’invitation de l’émissaire de l’ONU. Ni le Maroc, ni l’Algérie n’ont réagi dans l’immédiat.


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Principal soutien du Front Polisario – dont la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a ses institutions dans le sud-ouest algérien -, Alger refuse, malgré l’insistance de Rabat qui l’accuse d’être partie au conflit, de prendre part aux négociations de paix, affirmant que le Sahara occidental est « une affaire entre le Maroc et le peuple sahraoui ».

Dernières négociations en 2012

Le Maroc a pris, à partir de 1975, au départ du colonisateur espagnol, le contrôle de la majeure partie du Sahara occidental, étendue désertique de 266 000 km2 et seul territoire de l’Afrique au statut post-colonial non réglé.

Le Polisario a affronté les troupes marocaines jusqu’à la signature, en 1991, sous l’égide de l’ONU, d’un cessez-le-feu prévoyant un référendum d’autodétermination qui n’a jamais eu lieu faute d’accord sur le corps électoral.

Il continue de réclamer ce référendum, alors que Rabat rejette toute autre solution qu’une autonomie du territoire sous sa souveraineté. Les dernières négociations – infructueuses – entre le Maroc et le Polisario remontent à 2012 et le processus de paix est depuis au point mort.

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