Politique

RDC : un meeting de l’opposition autorisé le 29 septembre à Kinshasa

Des partisans de l'opposition congolaise, le 31 juillet 2016 à Kinshasa. © John Bompengo/AP/SIPA

Le meeting des principaux partis de l'opposition congolaise, censé se tenir le samedi 29 septembre près du siège du parlement de la RDC, a été autorisé jeudi par le gouverneur de Kinshasa.

Les principaux ténors de l’opposition politique en République démocratique du Congo, engagés dans un processus de désignation d’un candidat unique à la présidentielle du 23 décembre contre le dauphin du président Joseph Kabila, avaient informé le gouverneur de Kinshasa de la tenue, le 29 septembre, d’une réunion publique.

« Je prends acte de la tenue de votre activité politique (samedi) de 10 heures à 15 heures », dans un espace situé près du siège du Parlement congolais, a écrit le gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta, dans une lettre.

Je vous invite à veiller au strict respect des dispositions de la loi

« Je vous invite à veiller, au cours du déroulement de votre activité, au strict respect des dispositions de la loi régissant les manifestations et réunions publiques », a ajouté le gouverneur, demandant aux organisateurs « d’entrer en contact » avec le chef de la police « pour des besoins de sécurité ».


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Dans la course à la présidentielle du 23 décembre, trois personnalités émergent : le « dauphin » du président Kabila, en la personne de son ex-ministre de l’Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, le président du parti historique d’opposition UDPS, Félix Tshisekedi, et l’ex-président de l’Assemblée nationale passé dans l’opposition, Vital Kamerhe.

Contestations de l’opposition

En dépit des contestations persistantes, mises en avant par l’opposition et la société civile, notamment autour de la procédure de vote – une machine à voter – et du fichier électoral, la campagne électorale en vue du scrutin devrait s’ouvrir le 22 novembre.

Jeudi 27 septembre, dans la journée, une vingtaine de jeunes du mouvement pro-démocratie Lutte pour le changement (Lucha) ont été interpellés par la police alors qu’ils manifestaient devant le siège du gouvernement contre la machine à voter, un écran tactile que la commission électorale compte utiliser lors des élections de décembre.


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La tenue effective de la présidentielle de décembre est une porte vers une première transition pacifique à la tête de la RDC. L’opposant en exil Moïse Katumbi, qui a vainement tenté de regagner le territoire congolais, accuse le pouvoir de l’avoir empêché de déposer sa candidature. Quant à l’ex-chef de guerre et ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, il a été écarté du marathon présidentiel à cause de sa condamnation par la Cour pénale internationale (CPI) pour subornation de témoins.

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