Football

Football – Cameroun : Stéphane Bahoken, une faim de Lion

L'international camerounais Stéphane Bahoken, sous les couleurs de Strasbourg. © Claude Paris/AP/SIPA

International camerounais depuis le mois de mars, Stéphane Bahoken réalise un bon début de saison avec le SCO d'Angers, son nouveau club.

Son premier but de la saison n’est arrivé qu’au bout de cinq journées, mais la beauté du geste méritait bien qu’on patiente un peu. Ce soir du 15 septembre à Dijon, face à une équipe qui occupait alors la deuxième place du classement de Ligue 1, Bahoken (26 ans) expédie une frappe lointaine, puissante et précise, dans la lucarne gauche de l’Islandais Rùnar Alex Rùnarsson, le gardien adverse. Le Camerounais, qui s’était alors contenté de deux passes décisives délivrées contre Nîmes lors de la première journée (3-4) ne le sait pas encore, mais son égalisation précède un succès angevin salvateur (3-1).

Une semaine plus tôt, à Moroni, l’attaquant avait évité au Cameroun de s’incliner face aux Comores, en match amical, grâce à une égalisation intervenue tardivement (1-1). Sa première réalisation avec les Lions, lui dont le père Paul (63 ans) a porté 80 fois le maillot national – disputant notamment la Coupe du monde 1982 en Espagne – est intervenu lors de sa troisième sélection.

« J’étais très heureux, car ce but a évité une défaite », confie Bahoken fils. « On a joué dans des conditions difficiles, sur un terrain synthétique première génération, face à un adversaire très motivé. Quand j’ai eu mon père au téléphone, il était content de mon but… beaucoup moins du résultat. C’était un milieu de terrain offensif. Pour lui, un attaquant doit être décisif, en marquant ou en faisant marquer. Il a raison. J’estime que je dois l’être encore plus, en club ou en sélection. »

« Seedorf a l’air très exigeant »

International depuis le 25 mars dernier et un match remporté au Koweït (3-1), Stéphane Bahoken a découvert le nouveau sélectionneur Clarence Seedorf à l’occasion du stage précédant le déplacement aux Comores. « Il a expliqué aux joueurs qu’il veut mettre en place un cadre très professionnel au sein de la sélection, avec un staff technique conséquent et composé de personnes qui ont travaillé dans de grands clubs européens. Quand nous sommes arrivés au regroupement, on a eu droit à un check-up complet. Il a l’air très exigeant », précise-t-il.


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Au mois d’octobre prochain, le Cameroun affrontera deux fois le Malawi. L’occasion pour Bahoken, qui a été convoqué, de disputer sa première rencontre dans son pays d’origine. « Je sais que la pression est énorme autour de la sélection, et qu’il y a beaucoup d’attentes avant la Coupe d’Afrique des nations (qui devrait se dérouler au Cameroun en juin prochain, ndlr). »

Faire mieux avec Angers

D’ici la phase finale de la CAN, Stéphane Bahoken espère battre avec Angers – où son arrivée à suivi le départ de son compatriote Karl Toko-Ekambi à Villareal (Espagne) – son record de buts inscrits en 2017-2019 (9, dont 7 en Ligue 1). « J’ai choisi Angers car je voulais rester une année de plus de France. La saison dernière à Strasbourg, je n’étais pas toujours titulaire. À Angers, on a vraiment insisté sur le fait qu’on comptait sur moi », justifie le Camerounais, également suivi l’été dernier par Rennes, Montpellier, Levante (Espagne) et les Italiens d’Udinese.

Depuis le début de sa carrière à Nice, son club formateur, Bahoken n’a jamais disputé une saison complète

Depuis le début de sa carrière (2010-2011), à Nice, son club formateur, Bahoken n’a jamais disputé une saison complète. « À Nice, il y avait beaucoup de concurrence. J’aurais aimé y percer. Je suis parti en Écosse, à Saint-Mirren, où j’ai peu joué (cinq matches en 2013-2014). »

De la Nationale aux matchs internationaux

Son choix de rejoindre Strasbourg en 2014, alors que le club alsacien évolue en National (l’équivalent de la 3e division), change le cours des choses. En juin 2016, le Racing retrouve la Ligue 2 et Bahoken devient l’un des acteurs principaux de l’accession en L1, un an plus tard. « Rejoindre un club du standing de Strasbourg m’a permis de progresser et de jouer régulièrement en Ligue 1 l’année dernière », affirme l’international, qui espère avoir un temps de jeu supérieur à Angers.

Son père, qui ne manque aucune de ses prestations, lui parle avant et après chaque match. Et l’ancien Lion, membre historique du légendaire Tonnerre de Yaoundé, ne manquera jamais l’occasion de lui rappeler les exigences du haut niveau. Et accessoirement celles du chaud public camerounais…

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