Politique

Nigeria : la tension monte dans le Sud-Ouest à la suite d’un scrutin régional à valeur de « répétition générale » pour la présidentielle

Une électrice nigériane lors des élections régionales du 22 septembre © AFP

La Commission électorale a annoncé dimanche 23 septembre que les élections du gouverneur d'un État du sud-ouest du Nigeria seraient reconduites la semaine prochaine, créant des tensions importantes au sein de l'opposition. Ce scrutin est perçu comme une répétition générale pour l'élection présidentielle de février prochain.

Olusegun Agbaje, chef de la Commission électorale nationale indépendante (INEC) à Osun, état du sud-ouest du Nigéria, a déclaré à la presse que les résultats de l’élection n’étaient pas clairs, car « le nombre de votes annulés est supérieur à la marge entre les deux principaux candidats ». Les électeurs de sept circonscriptions devront donc, selon la déclaration du patron de l’INEC, retourner aux urnes le 27 septembre pour départager Gboyega Oyetola du All Progressives Congress APC), parti au pouvoir, et Ademola Adeleke du Parti populaire démocratique (PDP), dans l’opposition.

Des élections « test »

Ces élections sont cruciales dans le pays, qui s’apprête à voter pour son prochain président en février 2019. Le scrutin est perçu par les observateurs et les électeurs comme le dernier test électoral majeur pour le président Muhammadu Buhari qui fait face à de nombreuses critiques alors qu’il se présente à sa propre succession à 75 ans et propose un bilan économique et sécuritaire dégradé.

La tension et l’appréhension sont montées d’un cran dimanche après-midi, alors que l’INEC tardait à révéler les résultats. Selon les premiers résultats, la différence de voix entre les deux principaux candidats s’élève à peine à 350 bulletins alors que l’INEC a enregistré près de 3.500 votes nuls. En vertu de la loi électorale, aucun gagnant ne sera élu si la marge de victoire est inférieure aux votes annulés.

Davido s’engage

Davido, superstar de l’afropop et idôle de la jeunesse nigériane qui a affiché son soutien à son oncle, le candidat du PDP, a dénoncé dimanche ce « vol en plein jour », refusant un second tour, avant de calmer les esprits échauffés en ligne. « La victoire est de toute manière certaine. C’est la volonté de Dieu », a-t-il conclu. Le soutien de Davido à son oncle, le sénateur Adeleke, est très important sur la scène politique du pays et des dizaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées pour le dernier meeting du candidat du PDP la semaine dernière.

Bien que les problèmes d’achat de voix, d’intimidations et de problèmes logistiques aient suscité de vives inquiétudes, le vote a été généralement jugé libre, équitable et sans violence par les observateurs locaux et étrangers qui ont suivi le scrutin samedi 22 septembre. La police a arrêté trois personnes pour un prétendu achat de voix à Osun.

 

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