Politique

Gabon : la CPI n’ouvrira pas d’enquête sur les violences post-électorales de 2016

La police gabonaise sur les dents, le 1er septembre 2016 à Libreville, suite aux violences post-électorales. © Joel Bouopda/AP/SIPA

Le gouvernement gabonais s'est réjoui samedi de la décision de la Cour pénale internationale (CPI) de ne pas ouvrir d'enquête sur les violences post-électorales de 2016 au Gabon.

« Le gouvernement gabonais se réjouit de cette décision juste et courageuse de la CPI qui confirme la version des faits donnée par le gouvernement dans sa saisine de la CPI », a indiqué le samedi 22 septembre le porte-parole du gouvernement, Guy-Bertrand Mapangou dans un communiqué transmis à l’AFP, ajoutant que le Gabon « réitère sa croyance en l’institution, au moment où elle est bousculée » par l’administration américaine.
Vendredi, la CPI a décidé de ne pas ouvrir d’enquête sur les violences post-électorales qui ont éclaté dans le pays en 2016.

La présidentielle avait donné lieu à des violences meurtrières après l’annonce de la victoire du président sortant Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 2009, un résultat contesté par son principal adversaire Jean Ping et mis en doute par des observateurs internationaux.

Fin septembre 2016, le gouvernement gabonais avait saisi la CPI pour des « faits relevant de l’incitation à commettre le crime de génocide » de la part de certains opposants.

L’opposition et la société civile avaient également saisi la Cour pour « crimes contre l’humanité », accusant les forces de l’ordre d’exactions lors de la manifestation du 31 août 2016, suivie d’un bombardement du QG de Jean Ping dans la nuit du 31 août au 1er septembre, et de plusieurs actes de répression par des milices armées en septembre.

Législatives et locales en ligne de mire

En juin 2017, la CPI avait achevé une mission préliminaire au Gabon, mandatant trois experts à Libreville afin d’examiner des plaintes déposées par le gouvernement, le camp de Jean Ping, et 15 ONG.

Par sa décision, la Cour vient aussi de « rejeter toutes ces accusations du gouvernement », note Marc Ona, porte-parole de la société civile gabonaise, joint par l’AFP.

La CPI a expliqué sa décision  de ne pas ouvrir d’enquête vendredi soir, par le fait que les « conditions juridiques » ne sont « pas remplies ».

Dans son communiqué, la CPI note que ses conclusions « ne sauraient en aucun cas masquer la gravité des actes de violence et des violations des droits de l’homme qui semblent avoir été commis au Gabon lors de la crise post-électorale ».

Les autorités gabonaises appellent par ailleurs à des élections « libres, apaisées et démocratiques » pour les législatives et les locales prévues en octobre.

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