Politique

Choi Young-jin

Représentant du secrétaire général des Nations unies en Côte d’Ivoire.

« Au cours de ce mois d’août, la communauté internationale doit aider la Côte d’Ivoire à relever le défi logistique. Si on veut que l’élection présidentielle se tienne le 30 novembre, il faut que le site de centralisation des données de l’identification soit construit à Cocody sans délai, que les 6 000 valises destinées à recueillir les données soient transportées sur Abidjan, et que la formation des 35 000 personnes chargées de procéder au recensement démarre sans plus attendre. Le 24 juillet, je vais attirer l’attention du Conseil de sécurité sur l’urgence à agir. »

De passage à Paris, sur la route des États-Unis, Choi Young-jin est passé dans nos locaux le 21 juillet. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Côte d’Ivoire depuis octobre 2007 tire la sonnette d’alarme, quand bien même il estime que « jamais la présidentielle n’a semblé autant à portée de main ». Pour preuve, le diplomate sud-coréen de 60 ans, habitué à l’Afrique pour avoir été en poste à Dakar de 1977 à 1978 puis à Tunis de 1983 à 1986, avance que « les Ivoiriens ont gagné les paris politique, sécuritaire, technique et financier ».
En clair, les acteurs politiques ont réussi à fixer l’échéance du 30 novembre pour la tenue de l’élection. La « zone de confiance » – qui divisait le pays en deux – a été démantelée, et la population peut circuler en toute sécurité sur l’ensemble du territoire. Le système du double opérateur Sagem-Institut national des statistiques (INS) pour l’identification et l’inscription des Ivoiriens sur les listes électorales a été mis en place. Le budget de l’élection a été bouclé. Les 40 milliards de F CFA dus à la Sagem et les 36 milliards requis pour l’organisation du scrutin sont couverts par des décaissements déjà effectués ou des prévisions budgétaires de l’État, mais aussi par un montant de 13 milliards que l’Union européenne va débloquer en octobre ainsi que 10 milliards fournis par divers bailleurs (Banque mondiale, Pnud, FranceÂÂ).
Tout marcherait-il donc sur les roulettes ? Diplomate mais réaliste, Choi reconnaît qu’« il demeure des problèmes, comme les milices non encore désarmées et certains soubresauts dans le Nord ». Avant d’ajouter, fort de la présence sur le terrain de 8 500 soldats de l’Onuci, de 1 850 hommes de la force française Licorne et de 1 000 policiers en civil : « Il n’existe aucune menace armée que nous ne puissions contrecarrer pour organiser une élection sécurisée. »

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