Elections

Crise politique en Guinée-Bissau : la Cedeao presse les autorités de maintenir les législatives en novembre

José Mario Vaz en 2014. © Sylvain CHERKAOUI pour Jeune Afrique

La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest a exhorté les autorités politiques bissau-guinéenne à respecter la date prévue pour les législatives, le 18 novembre. Ce scrutin, dont l’organisation connaît des retards, doit permettre de dénouer une crise politique qui perdure depuis de trois ans.

La visite a duré quelques heures. Le temps pour la mission de la Cedeao conduite par le ministre nigérian des Affaires étrangères, Abba Ibrahim, de rencontrer les principaux responsables du pays. Parmi eux figuraient le président José Mario Vaz et le Premier ministre Aristide Gomes, des dirigeants de partis, des membres de la Commission électorale nationale et des représentants de la communauté internationale.

« La mission s’est félicitée des avancées faites jusqu’ici et a appelé le gouvernement à accélérer la préparation des élections », a déclaré en fin de journée le président de la Cedeao, l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou. « Elle a également appelé toutes les parties à œuvrer pour soutenir les actions du gouvernement pour l’accélération du processus et la réalisation effective des élections législatives le 18 novembre 2018, conformément aux décisions des chefs d’État de la Cedeao. »

L’accord de sortie de crise

Ces législatives revêtent une importance majeure en Guinée-Bissau, où la vie politique est paralysée depuis la destitution en août 2015 par le président José Mario Vaz de son Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), auquel José Mario Vaz appartient également.

Pour sortir de la crise, un nouvel accord avait été conclu sous l’égide de la Cedeao lors d’un sommet extraordinaire, le 14 avril à Lomé. Lequel prévoyait notamment la tenue des législatives.

Bientôt le recensement électoral ?

Mais l’organisation du scrutin connaît quelques aléas. Le recensement électoral, qui devait démarrer fin août comme espéré, n’a ainsi pas pu démarrer, car le matériel électronique prévu à cet effet n’a pas été livré à temps par plusieurs pays partenaires.

Un premier lot de 150 de ces « kits » est finalement arrivé dimanche en provenance du Nigeria et 50 autres devraient suivre dans les prochains jours, selon le Cabinet d’appui technique au processus électoral (Gtap), qui affirme que le « travail » de recensement va bientôt commencer.

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