Diplomatie

Élections en Libye avant la fin 2018 : la France isolée

Le président français, Emmanuel Macron, en compagnie du Premier ministre libyen, Fayez al-Serraj, et du maréchal, Khalifa Haftar, lors de la rencontre de La Celle Saint-Cloud le 25 juillet 2017. © Michel Euler/AP/SIPA

Malgré l'adoption le 13 septembre d'une loi sur le référendum constitutionnel par la Chambre des représentants, la perspective d'un scrutin en Libye avant la fin de l'année 2018, selon les vœux de Paris, s'éloigne un peu plus.

Un camouflet diplomatique se dessine-t-il pour Emmanuel Macron sur le dossier libyen ? Alors qu’il a, depuis un an, multiplié les initiatives pour l’organisation d’élections générales d’ici la fin de l’année, le président français pourrait bien se heurter à la réalité du terrain… et au scepticisme des différents acteurs.

À commencer par l’Italie, qui a exprimé le 12 septembre dernier par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Enzo Moavero Milanesi, son « désaccord avec la position du gouvernement français qui, comme il a été décidé à Paris, dit que les élections doivent se tenir en Libye le 10 décembre ». Fin juillet, le président américain Donald Trump avait apporté son soutien à l’approche italienne.


>>> À LIRE – Libye : l’ONU approuve la tenue des élections avant fin 2018


Paris réitère sa volonté

Le chef du gouvernement d’union nationale, Fayez al-Sarraj, plus affaibli que jamais après un début de mois qui a vu s’affronter les différentes milices contrôlant Tripoli, s’est lui aussi montré critique vis-à-vis de l’insistance française.

Mardi 11 septembre, il a déclaré que la Libye n’était pas prête pour des élections. Le pays n’a effectivement toujours pas entériné le projet de Constitution. Signe néanmoins positif pour Paris : deux jours plus tard, le jeudi 13 septembre, la Chambre des représentants a approuvé la loi sur le référendum constitutionnel.

Le même jour, le Conseil de sécurité de l’ONU a validé la prolongation d’un an de sa mission politique en Libye. Il n’a pas fixé de date précise pour les élections, se contentant d’appeler à leur tenue « aussitôt que possible » et de souhaiter un « scrutin crédible ». Une critique en creux de la position de la France sur ce dossier ?

Dans la foulée, Paris a répété sa volonté « d’assurer la poursuite du processus politique, et en particulier les conditions de la tenue des élections d’ici la fin de l’année ».

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