Économie

Rwanda : les engagements d’investissements en hausse de 40 % en 2017

Clare Akamanzi, la directrice générale du Rwandan Development Board © DR / Rwanda Parliament

Selon le Rwanda Development Board, les engagements d'investissements s'établissent à 1,67 milliard de dollars (1,44 milliard d'euros) en 2017. Mais la Cnuced, qui chiffre les flux entrants d'investissements directs à l'étranger, ne signale que 366 millions de dollars effectivement décaissés.

D’après le rapport annuel que Rwanda Development Board (RDB), l’agence publique chargée d’attirer les investisseurs, a publié le 27 août, le pays a attiré 137 engagements d’investissements en 2017, pour un montant total de 1,67 milliard de dollars (1,44 milliard d’euros). En hausse de 41,5 % par rapport à 2016, ces sommes pourraient, toujours selon le RDB, permettre de créer à terme 37 500 emplois.

Ces 1,67 milliard de dollars concernent principalement les secteurs de la construction (38,3 %), des mines (16 %) et de l’énergie (12,2 %). Près de 40 % de ces promesses d’investissements proviennent d’Europe, en particulier du Portugal (398,7 millions de dollars) et du Royaume-Uni (203,1 millions de dollars). Suivent ensuite l’Inde (83,1 millions de dollars) et les Émirats arabes unis (80,9 millions de dollars).

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), qui publie le Rapport mondial sur l’investissement, dresse un tableau différent de l’organe officiel rwandais. Cette branche des Nations-Unies indique que les flux entrant d’investissements directs à l’étranger (IDE) se sont élevés à 366 millions de dollars en 2017 en Rwanda – soit un montant environ 4,6 fois intérieur aux données du RDB – contre 672 millions au Kenya et 700 millions en Ouganda.

Les IDE toujours inférieurs à 3 % du PIB rwandais

Cette divergence s’explique par l’approche différente adoptée par les deux institutions. Si les chiffres du RDB comptabilisent les engagements, les promesses d’investissements, ceux de l’organisation internationale intègrent seulement les flux d’IDE effectifs. Il peut donc y avoir un délai, plus ou moins l’un, avant que les sommes relevées par le RDB apparaissent au tableau de la Cnuced.

Les IDE sont les investissements « motivés par la volonté d’une entreprise résidente d’une économie […] d’acquérir un intérêt durable dans une entreprise […] résidente d’une autre économie » précise l’OCDE, qui considère qu’il y a intérêt durable, et donc investissement direct, lorsqu’une entreprise détient au moins 10 % du capital ou des droits de vote d’une entreprise résidente d’un pays autre que le sien.

« Malgré les efforts déployés par le gouvernement pour attirer les IDE, ceux-ci restent inférieur à 3 % du PIB » souligne le FMI dans sa dernière étude consacrée au Rwanda. Le pays continue en tous cas de progresser dans le classement Doing Business, où il est passé de la 56e place en 2016 à la 41e place en 2017.

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