Politique

RDC-Belgique : l’affaire du passeport de Moïse Katumbi classée sans suite

Moïse Katumbi, homme d'affaires et opposant congolais, le 5 juillet 2016 à Paris. © Vincent Fournier/J.A.

Le Parquet de Halle-Vilvoorde a classé sans suite l'information judiciaire ouverte fin août pour « faux en écriture publique » contre Moïse Katumbi.

L’information judiciaire contre Moïse Katumbi ne débouchera pas sur des poursuites. Le substitut du procureur du Roi au Parquet de Halle-Vilvoorde a confirmé à JA le classement sans suite de l’enquête visant l’opposant congolais. « Il n’y avait pas assez d’indices de culpabilité concernant Moïse Katumbi, commente le substitut du procureur du Roi. Raison pour laquelle le dossier a été classé sans suite. »

Moïse Katumbi avait été brièvement arrêté, le 14 juin dernier, par la police de l’aéroport de Bruxelles-Zaventem. Laquelle avait considéré qu’une partie de son passeport n’était pas authentique. « L’originale a été changée et remplacée par une autre », avait alors expliqué à JA Dominique Ernould, porte-parole de l’Office des étrangers – une administration rattachée au ministère belge de l’Intérieur. Son passeport lui avait alors été confisqué par les autorités. Mais cela n’avait pas empêché l’intéressé de se déplacer à plusieurs reprises à l’étranger ces derniers mois.

Il n’est pas clandestin ou dans l’illégalité

« Il n’y a aucun problème de document ayant trait à sa résidence dans le royaume de Belgique. Il n’est pas clandestin ou dans l’illégalité », avait déclaré, le 24 juillet dernier, le porte-parole de Moïse Katumbi, Olivier Kamitatu.

De son côté, son avocat belge, Me Pascal Vanderveeren, explique à JA que « [ses] démarches ont consisté à prendre contact avec le procureur du roi qui était en charge du dossier », celui du parquet de Halle-Vilvoorde.

« Je lui ai exposé, par écrit et verbalement, la situation quelque peu surprenante dans laquelle se trouvait mon client. J’ai signalé qu’on ne lui avait jamais donné l’occasion de s’expliquer et qu’il est prêt à se mettre à la disposition de la justice pour répondre à toutes les questions », poursuit-t-il, rappelant que « c’est par voie de presse que M. Moïse Katumbi avait appris l’ouverture d’une information judiciaire à son encontre ».

« Ni motifs ni charges suffisants »

Selon Me Pascal Vanderveeren, le dossier était ensuite « en examen » non seulement devant le parquet de Halle-Vilvorde, compétent pour l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, mais aussi devant le Parquet général. « Aujourd’hui, ce classement sans suite signifie que le procureur du Roi, en possession des éléments dont il dispose, a considéré lui-même qu’il n’y avait ni motifs ni charges suffisants
pour renvoyer ce dossier devant le tribunal : il n’y avait donc aucune
matière justifiant que les poursuites soient organisées », conclut-il.


>>> À LIRE – RDC – Moïse Katumbi  : « Dans tous les cas, je rentrerai dans mon pays »


Exilé en Europe depuis plus de deux ans, l’opposant congolais s’est vu empêcher par les autorités congolaises de rentrer en RDC début août pour déposer sa candidature à l’élection présidentielle.

Autrefois proche du président Joseph Kabila, Moïse Katumbi a désormais maille à partir avec la justice congolaise dans de nombreuses affaires. Des poursuites judiciaires destinées, selon lui, à entraver ses ambitions politiques en RDC.

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