Politique

Réforme agraire en Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa défend son projet devant le Parlement

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, le 15 février 2018. © Mike Hutchings/AP/SIPA

Cyril Ramaphosa a défendu mardi 11 septembre son projet de réforme agraire devant le Parlement. Le président sud-africain écarte tout risque de sanctions internationales sur ce texte, qui prévoit des expropriations sans indemnisation au profit de la majorité noire.

« Je n’ai aucune raison de croire qu’un quelconque pays punira l’Afrique du Sud si nous prenons des décisions qui sont constitutionnelles, légales et respectent le droit international », a assuré Cyril Ramaphosa devant le Parlement. Le chef de l’État a engagé il y a quelques mois un projet de réforme foncière pour, dit-il, « réparer l’injustice historique grave » commise à l’égard de la majorité noire pendant la période coloniale et le régime raciste de l’apartheid.

Aujourd’hui, la minorité blanche (8% de la population) possède 72% des fermes contre « 4% seulement » pour les Noirs (80% de la population), selon le président. Il envisage donc de modifier la Constitution pour autoriser des expropriations sans indemnisation.


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Ramaphosa répond à Trump

La controverse a pris un tour international en août, lorsque Donald Trump a dénoncé sur Twitter les « expropriations » et les « meurtres de grande ampleur » dont seraient, selon lui, victimes les fermiers blancs sud-africains. Cyril Ramaphosa a fait allusion mardi au tweet de son homologue américain en disant qu’il allait « continuer à instruire ceux qui s’intéressent à nos affaires (…) ceux qui n’auraient pas compris ce qui s’est passé chez nous ».

La sortie de l’hôte de la Maison blanche sur ce sujet très sensible a suscité de vives réactions en Afrique du Sud. « L’Afrique du Sud appartient à tous ceux qui y vivent, elle n’appartient pas à Donald Trump », avait riposté le président sud-africain, « qu’il s’occupe de son Amérique, nous nous occuperons de l’Afrique du Sud ». Cyril Ramaphosa a assuré mardi aux parlementaires n’avoir reçu « aucune communication » officielle américaine sur sa réforme.

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