Diplomatie

Mali : le nouveau gouvernement d’IBK, entre continuité et nouvelles arrivées

Ibrahim Boubacar Keïta, lors du second tour la présidentielle, le 12 août à Bamako. © Annie Risemberg/AP/SIPA

Le premier gouvernement du second quinquennat d'Ibrahim Boubacar Keïta a été dévoilé dimanche soir. Avec 32 membres, dont 9 femmes, il est notamment marqué par la nomination de Kamissa Camara, 35 ans, au poste de ministre des Affaires étrangères.

Après la reconduction de Soumeylou Boubèye Maïga au poste de Premier ministre par IBK, le nouveau gouvernement malien a été nommé dimanche 9 septembre. La première équipe gouvernementale du second mandat d’Ibrahim Boubacar Keïta compte 32 membres – soit 4 de moins que le précédent – dont 9 femmes.

La principale surprise de cette équipe légèrement resserrée est le départ de Tiéman Hubert Coulibaly du ministère des Affaires étrangères. Après avoir occupé plusieurs postes majeurs dans différents gouvernements d’IBK, ce fidèle du président quitte l’exécutif. Il est remplacé par Kamissa Camara, 35 ans, qui avait été nommée conseillère diplomatique du chef de l’État en juillet.

Longtemps basée à Washington, où elle était directrice Afrique de l’ONG PartnersGlobal, cette personnalité connue de la société civile ouest-africaine est censée incarner le renouvellement générationnel promis par IBK lors de son discours d’investiture.

Plusieurs ténors maintenus

Contrairement à Coulibaly, plusieurs ministres emblématiques du précédent gouvernement ont été maintenus à leurs postes. C’est le cas de Mohamed Ag Erlaf au ministère de l’Administration territoriale, dont les opposants réclamaient pourtant la tête en raison des accusations de fraudes lors de la présidentielle, mais aussi du général Salif Traoré au ministère de la Sécurité, ou encore de Boubou Cissé au ministère de l’Économie et des finances. D’autres ministres restent, comme Arouna Modibo Touré, ministre de l’Économie numérique et de la communication, ou Amadou Koita, ministre de la Jeunesse et de l’emploi.

Deux autres figures du dernier gouvernement changent eux de postes : à la suite du soutien de l’Adema-PASJ à la candidature d’IBK, pour laquelle il avait ardemment milité, l’ex-ministre des Mines Tiémoko Sangaré est promu au ministère de la Défense, où il remplace Tiéna Coulibaly, nommé Garde des Sceaux.

Parmi les nouveaux entrants figurent Safia Boly, qui hérite du nouveau ministère de la Réforme de l’Administration et de la transparence de la vie publique, ou encore Lassine Bouaré, réputé proche du Premier ministre et nommé au poste stratégique de ministre de la Cohésion sociale, de la paix et de la réconciliation nationale.

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