Santé

Ebola en RDC : selon le ministre de la Santé, la situation est maîtrisée dans « l’épicentre »

Un agent de l'Organisation mondiale de la Santé se prépare à administrer un vaccin Ebola à un travailleur humanitaire à Mangina, en RDC, le 8 août 2018. © Al-hadji Kudra Maliro/AP/SIPA

Les autorités sanitaires ont estimé samedi à Kinshasa que l'évolution de la maladie à virus Ebola était maîtrisée dans "l'épicentre", cinq semaines après la déclaration de l'épidémie qui a déjà fait 89 décès dans l'est de la République démocratique du Congo.

Le 1er août, le ministre de la Santé avait annoncé la survenue d’une épidémie d’Ebola dans la province du Nord-Kivu.

Dans la zone de santé de Mabalako où il y a eu le plus des cas au début de l’épidémie, « depuis le 13 août, il n’y a pratiquement plus de cas, on peut dire que la situation est maîtrisée au niveau de l’épicentre », a déclaré le Dr Oly Ilunga Kalenga, ministre de la Santé au cours d’une conférence de presse.

« A ce jour, nous avons 129 cas (dont 31 probables et 98 confirmés), 89 décès et 33 patients qui ont été guéris », a-t-il indiqué.

L’inquiétude était montée d’un cran jeudi après l’annonce de deux premiers décès à Butembo, plaque tournante des échanges de la RDC avec des pays voisins comme l’Ouganda. Il s’agissait d’une femme et d’un personnel soignant qui avait été en contact avec elle.

« Même à Butembo, la situation n’est pas critique »

« Même à Butembo, la situation n’est pas critique » à ce stade, a assuré le ministre Oly Ilunga au cours de cette conférence coanimée avec le professeur Jean-Jacques Muyembe, chercheur congolais et pionnier de la lutte contre Ebola.

Le professeur Muyembe a appelé néanmoins tous les Congolais à la « vigilance » afin d’alerter les autorités sanitaires sur des cas suspects.

« Le virus d’Ebola circule chez nous en Afrique en général, et en RDC dans toutes les provinces, nous devons être vigilants », a-t-il insisté.

La dixième épidémie d’Ebola sur le sol congolais depuis l’apparition du virus en 1976 est survenue dans une zone de grande insécurité, en raison de la présence des dizaines des groupes armées.

« La dimension sécuritaire n’a pas empêché les équipes de faire leur travail, d’aller vers les patients. Nous avons bénéficié de l’appui de l’armée, de la police et de la Monusco (Mission de l’ONU en RDC) », a affirmé le ministre Oly Ilunga.

La fin de la précédente épidémie avait été décrétée le 24 juillet dans la province de l’Équateur (Nord-ouest), avec un bilan de 33 morts.

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