Elections

Le patronat algérien demande à Bouteflika de briguer un cinquième mandat

Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, lors du 17e sommet de l'Union africaine en 2011 à Malabo. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

La principale organisation patronale algérienne, réputée proche du pouvoir, a appelé le président algérien Abdelaziz Bouteflika à briguer un cinquième mandat lors de la présidentielle prévue en avril 2019.

C’est une question à l’origine de nombreuses spéculations en Algérie : Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999 et détenteur du record de longévité à la tête du pays, se représentera-t-il lors de la prochaine élection présidentielle prévue dans moins de huit mois ? Âgé de 81 ans et affaibli par les séquelles d’un accident vasculaire-cérébral remontant à 2013 qui ont affecté son élocution et sa motricité, le chef de l’État n’a pas fait part de ses intentions.

« Patriotisme et sacrifice envers l’Algérie »

En attendant de connaître ses intentions, le Forum des chefs d’entreprise (FCE), principale organisation patronale algérienne et réputée proche du pouvoir, lui a demandé de se représenter. Le FCE « appelle avec sincérité, respect et déférence notre président à poursuivre son œuvre en se présentant à l’élection présidentielle de 2019 », indique l’organisation dans un communiqué publié à l’issue de son Conseil exécutif tenu mercredi 5 septembre.

Le FCE « en appelle » aux « hautes valeurs d’engagement, de patriotisme et de sacrifice envers l’Algérie » d’Abdelaziz Bouteflika. L’organisation « s’engage à tout mettre en œuvre pour réussir, sous la haute gouvernance de M. Abdelaziz Bouteflika, le pari d’un développement national solidaire pour le progrès et la prospérité, porteur de richesses et de paix ».

Opposants peu audibles

Depuis le mois d’avril, les appels du camp présidentiel à une nouvelle candidature d’Abdelaziz Bouteflika se multiplient. Après son parti, le Front de libération nationale (FLN, ex-parti unique), et son principal allié, le Rassemblement national démocratique (RND), les islamistes du Rassemblement de l’Espoir de l’Algérie (TAJ), autres alliés, ou la centrale syndicale UGTA, l’ancien syndicat unique, ont plaidé en ce sens.

En face, les opposants à un nouveau mandat sont pour l’heure peu audibles. D’autant que s’il est candidat, même diminué, la victoire ne devrait pas échapper à celui qui est considéré comme l’artisan de la réconciliation nationale post-guerre civile (1992-2002) et qui a été réélu avec plus de 81% des voix au premier tour en 2014.

Reste que son quatrième mandat (2014-2019) a été marqué par des difficultés économiques et des tensions sociales notamment liées à la chute des prix du pétrole, dont l’Algérie tire 60% de ses recettes budgétaires. Dernière illustration en date : la gestion de l’épidémie de choléra, qui a valu de vives critiques aux autorités.

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