Santé

France : levée de la suspicion de choléra chez un enfant en provenance d’Algérie

L'hôpital de Blida, l'une des villes algériennes touchées par l'épidémie de choléra, le 26 août 2018. © CHINE NOUVELLE/SIPA

Le risque de choléra a été écarté mercredi soir chez un enfant qui se trouvait à bord d'un avion en provenance d'Algérie, touché par une épidémie, a déclaré la préfecture de Perpignan, où l'appareil avait atterri en début d'après-midi.

C’est finalement une fausse alerte. « Après analyse sur des prélèvements biologiques, le risque de choléra a été écarté », a fait savoir la préfecture de Perpignan, dans un communiqué rendu public mercredi 5 septembre dans la soirée.

L’enfant de 8 ans, qui présentait des symptômes laissant soupçonner un cas de choléra, a été hospitalisé à Perpignan après l’atterrissage de l’avion Oran-Perpignan vers 13 h 45. Les autres passagers – 147 au total – et les membres de l’équipage avaient de leur côté été évacués peu après 15 h 15, après avoir été retenus à bord un peu plus d’une heure.

Polémique sur la réponse des sanitaires algériennes

L’épidémie de choléra en Algérie, dont les premiers signes remontent au 7 août dernier, n’a été rendue publique par les autorités que le 23 août. Un délai qui a provoqué la polémique en Algérie, où le wali de Blida, Mostefa Layadi, a été limogé lundi par Abdelaziz Bouteflika pour « négligence et manque de respect aux citoyens ». Deux personnes sont mortes, parmi les 74 cas confirmés début septembre. Selon les autorités algériennes, cette épidémie est « maîtrisée ».

Au plus fort de l’épidémie, 173 hospitalisations ont été recensées à Alger, Bouira, Tipaza, Médéa, Ain Defla et Blida, où deux personnes sont décédées.

Le ministère français des Affaires étrangères avait publié le 26 août dernier une mise en garde sur les risques de choléra en Algérie. « Plusieurs cas de choléra ont été diagnostiqués dans le nord et le centre du pays (Bouira, Blida, Tipaza, Alger, Médéa, Aïn Defla) », indiquait le communiqué.

« Le ministère algérien de la Santé et de la Population indique qu’une source de la région de Tipaza serait à l’origine de la contamination mais que l’eau du robinet demeurerait potable. Dans tous les cas, il est impératif de porter une vigilance particulière aux règles d’hygiène et de sécurité afin de se préserver des contaminations digestives ou de contact ».

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