Elections

Sénégal : la police empêche un rassemblement d’opposants à Dakar, des arrestations

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 05 septembre 2018 à 09h22
Un manifestant brandit un poster de Karim Wade, dans les rues de Dakar, en avril 2013.

Un manifestant brandit un poster de Karim Wade, dans les rues de Dakar, en avril 2013. © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

La police sénégalaise a empêché mardi à Dakar un rassemblement du Front de résistance nationale (FRN), une coalition de l’opposition, visant à « défendre la démocratie ». Plusieurs manifestants ont été arrêtés.

Le « rassemblement pacifique » du Front de résistance nationale (FRN) devant le ministère de l’Intérieur a été « interdit » par le préfet, selon l’opposition, qui a dénoncé « un arrêté illégal et anticonstitutionnel ». Un texte de 2011 interdit les manifestations dans ce périmètre à Dakar.

Les accès menant au ministère ont été fermés mardi 4 septembre par des barrages de la police anti-émeutes avant le début du rassemblement. La police a ensuite lancé des bombes lacrymogènes vers les manifestants.

Des arrestations

Au moins un responsable de l’opposition, le député Oumar Sarr, a été arrêté par la police, a appris l’AFP auprès de son entourage. D’autres responsables de l’opposition ont été arrêtés, selon la presse locale.

Le FRN a pris l’initiative de ce rassemblement pour « la confirmation des candidatures » à la présidentielle de 2019 de Karim Wade et de Khalifa Ababacar Sall, dont la présentation à ce scrutin est menacée par des décisions de justice.

Karim Wade, ancien ministre et fils de l’ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012), a été radié des listes électorales en raison de sa condamnation en 2015 à six ans de prison pour enrichissement illicite. Ses recours devant la justice ont été rejetés.

La loi sur les parrainages critiquée

Le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a été révoqué le 31 août par le président Macky Sall, au lendemain de sa condamnation en appel à cinq ans de prison pour escroquerie sur les deniers publics.

Le FRN réclame aussi « la mise en place d’une autorité indépendante pour organiser les élections » en 2019, à la place du ministère de l’Intérieur dont le chef, Ali Ngouye Ndiaye, membre du parti présidentiel, est accusé de partialité.

La coalition exige aussi « l’accès au fichier électoral pour tous » et le « retrait de la loi sur les parrainages ». Cette nouvelle disposition vise, selon le gouvernement, à limiter le nombre de candidatures à la présidentielle pour une meilleure organisation. Une centaine de prétendants se sont manifestés pour la présidentielle de 2019, dont Macky Sall, élu en 2012 pour sept ans.

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