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Cet article est issu du dossier «Le Moyen-Orient à l'assaut du ciel africain»

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Économie

Dalia Air, le luxe à 30 000 pieds

À bord de ces bijoux volants, confort rivalise avec technologie et raffinement.

À bord de ces bijoux volants, confort rivalise avec technologie et raffinement. © Amine Chbani/Puresprit

Fondé en 2010 par Hind El Achchabi, le transporteur compte parmi les compagnies d’aviation d’affaires les plus prestigieuses de la région Mena.

En janvier dernier, Dalia Air fêtait son quatrième anniversaire. Un événement célébré en grande pompe dans le prestigieux hôtel Royal Mansour de Marrakech. Hind El Achchabi, la présidente de la compagnie, n’avait pas lésiné sur les moyens pour épater ses invités. Ministres, ambassadeurs, hommes d’affaires, stars du show-business… Tous sont venus participer à cette soirée jet-set, à l’image de cette entreprise qui a fait du luxe sa signature.

Hind El Achchabi, le business dans la peau

Maroc Dalia Air Hind El Achchabi DR JA2803p088Grande passionnée d’aviation, cette jeune femme qui a débuté sa carrière dans l’aérien est aujourd’hui à la tête de Dalia Développement, un groupe aux nombreuses ramifications, s’étendant de l’aviation d’affaires aux services de handling en passant par les médias et l’immobilier. Un petit empire du luxe construit en quatre ans.

« C’est une femme dotée d’une intelligence hors norme. Elle a un instinct infaillible pour le business et gère ses équipes avec bienveillance, comme on gère une famille », confie l’un de ses proches collaborateurs.

Membre fondatrice de l’Association africaine de l’aviation d’affaires, Hind El Achchabi croit dans le potentiel de l’Afrique, et dans celui des femmes du continent en particulier. Des idéaux qu’elle défend entre autres via son magazine féminin, Illi.

Créé en 2010, Dalia Air a rapidement réussi à se démarquer de ses concurrents – Alfa Air, Medi Business Jet et autres – pour devenir en quatre ans seulement la compagnie de référence dans l’aviation d’affaires au Maroc.

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Son principal atout : sa flotte. Composée de trois avions Embraer de fabrication brésilienne – deux Legacy 600 d’une capacité de treize places et, dernière acquisition de la compagnie, un Lineage 1000 de dix-neuf places -, les appareils de Dalia Air sont de véritables palaces volants, pilotés par quatorze pilotes entraînés dans les meilleurs centres en Suisse ou en Finlande.

« Nous travaillons selon les normes européennes, mais nous avons la volonté de faire mieux que les Européens », insiste le commandant de bord Samir Haloui, également directeur général du transporteur. Ce dernier vient d’achever une mission qui l’a mené de Casablanca à Johannesburg en passant par Dubaï.

 

« Nous effectuons des voyages depuis n’importe où et vers n’importe où. C’est en fonction de la demande de nos passagers », explique le pilote.

Une clientèle de toutes les nationalités, composée essentiellement d’hommes d’affaires, de patrons de multinationales et de personnalités politiques de premier rang, à la recherche d’efficacité et de gain de temps.

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Le prix d’une heure de vol peut varier de 5 000 dirhams (450 euros) pour le Legacy 600 à 9 500 dirhams pour le Lineage 1000. « Voyager en jet privé n’est plus un caprice de millionnaire, mais une nécessité pour des hommes tenus par le temps, qui ont besoin de se déplacer d’un bout à l’autre de la planète en quelques heures », précise le directeur.

Dernier cri

La compagnie est moins diserte sur son chiffre d’affaires et les capitaux investis pour son lancement.

Interrogé sur le chiffre d’affaires de Dalia et les capitaux investis pour lancer la compagnie, Samir Haloui est moins disert. Il préfère s’étendre sur le luxe déployé pour satisfaire ces passagers pressés mais exigeants.

À bord des appareils, dont l’aménagement intérieur allie le confort du cuir à la chaleur du bois laqué, la compagnie a prévu du matériel multimédia dernier cri, une cuisine équipée pour des repas dignes des meilleurs restaurants étoilés, une salle de bains avec des produits de beauté Bulgari… Quant au personnel navigant, il porte des créations Armani et Canali.

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Cette qualité de service ne s’arrête pas là : exit les attentes à répétition, les contrôles tatillons de sécurité et autre diktats des compagnies aériennes…

« Entre l’arrivée et le décollage, le passager n’attend pas plus de trois minutes, sauf s’il veut prendre un café au salon, explique Samir Haloui. Nous mettons aussi à sa disposition un service de handling via notre filiale Dalia Prestige, prévoyant limousine, 4×4 ou minibus… »

Dalia Air vient même de s’équiper de deux yachts pour offrir à ceux qui le souhaitent des virées en mer… Qui dit mieux ?

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