Économie

Kenya – États-Unis : 238 millions de dollars d’investissements dans l’énergie et l’agroalimentaire

Le président Donald Trump, à droite, serre la main du président kényan, Uhuru Kenyatta, au bureau ovale de la Maison Blanche, le lundi 27 août 2018, à Washington. © Alex Brandon/AP/SIPA

À l'issue de la rencontre entre le président kényan, Uhuru Kenyatta, et son homologue américain Donald Trump, aux États-Unis, deux accords d'un montant de près de 238 millions de dollars ont été signés le 27 août avec des entreprises américaines.

Deuxième président africain à être reçu à la Maison Blanche par Donald Trump – après le Nigérian Muhammadu Buhari –, le président kényan Uhuru Kenyatta, reçu le 27 août, avait notamment pour objectif de convaincre les entreprises américaines d’investir dans son pays.

« Le Kenya est ouvert aux affaires et tout ce que nous voulons, c’est que notre partenariat soit avantageux pour vous en tant que secteur privé et pour la population du Kenya », a déclaré Uhuru Kenyatta aux investisseurs américains.

Deux accords, pour un montant total de près de 238 millions de dollars d’investissements, ont été signés sous l’égide du BCIU (Business Council for International Understanding), a annoncé un communiqué de la présidence.

Énergie et sécurité alimentaire

Le premier accord a été signé par Overseas private investment corporation (Opic), une agence gouvernementale américaine, et le spécialiste kényan d’énergie éolienne Kipeto Wind Energy Company. Chiffré à 232 millions de dollars, ce financement servira à la construction et l’exploitation d’une centrale éolienne de 100 mégawatts au sud de la capitale, Nairobi. Cette nouvelle source d’énergie, jugée plus fiable pour le réseau électrique du pays, s’inscrit dans le cadre de l’initiative Power Africa, un programme qui vise à doubler le nombre de personnes ayant accès à l’électricité en Afrique subsaharienne.

D’un montant de 5 millions de dollars, le second accord, signé entre l’Opic et le réseau de distribution de Twiga Foods, concerne le financement de l’élargissement de cette plate-forme équitable spécialisée dans l’achat et la redistribution de produits agricoles au Kenya, dont l’objectif est d’améliorer la sécurité alimentaire et de mieux rémunérer les agriculteurs.

Durant les échanges avec les investisseurs américains du BCIU, le président kényan Uhuru Kenyatta, accompagné de Monica Juma, la ministre des Affaires étrangères, et de Henry Rotich, le ministre des Finances et de la Planification, n’a pas manqué de vanter les potentialités économiques de son pays et les projets en cours, notamment la vision de sa stratégie « Big Four » : amélioration de l’industrie, sécurité alimentaire et nutrition, couverture universelle en matière de santé, logement abordable.

Ambitions kényanes

« Entre 2014 et 2018, le Kenya a amélioré sa position dans le classement Doing Business de la Banque mondiale de 56 positions, passant de 136e à 80e place », a-t-il ajouté, mettant en lumière un taux de croissance moyen de 5,5 % du pays sur les cinq années précédentes. Une hausse réalisée en dépit d’une année 2017 mouvementée, avec l’annulation de l’élection présidentielle du 8 août par la Cour suprême kényane et la réélection d’Uhuru Kenyatta le 26 octobre, et un épisode de grande sécheresse.

À l’horizon 2022, le Kenya voudrait augmenter la contribution du secteur manufacturier à l’économie du pays, de 8,4 à 15 % d’ici à 2022, selon le gouvernement. « Cela présente des opportunités majeures pour les investisseurs locaux et étrangers dans des domaines tels que l’agro-industrie, le fer, l’acier, le pétrole et le gaz », a affirmé Uhuru Kenyatta en présence du secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, et de la vingtaine de dirigeants de grandes sociétés américaines conduite par Peter Tichansky, PDG du BCIU.

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