Sécurité

Burkina : au moins sept membres des forces de l’ordre tués par l’explosion d’un engin artisanal

Un soldat burkinabè des Forces armées nationales (FAN) lors d'une patrouille en décembre 2016 (illustration). © DR / DCRPA Burkina Faso

Au moins sept membres des forces de l'ordre burkinabè ont été tués dans la nuit du 27 août par l'explosion d'un engin artisanal, en allant renforcer un poste de gendarmerie attaqué dans l'est du Burkina Faso, selon des sources sécuritaires.

« Sept soldats, membres d’une équipe mixte (gendarmes et militaires) qui allait en renfort à Pama (Est), ont péri lorsque leur véhicule a sauté sur un engin explosif artisanal », a déclaré une source sécuritaire. Une autre source sécuritaire fait état de huit morts.

Le groupe se dirigeait vers Pama, un poste de gendarmerie à une centaine de kilomètres de Fada N’Gourma (chef-lieu de la région de l’Est), qui a été « attaqué vers 02h00 du matin » le 28 août, selon une troisième source sécuritaire. L’attaque du poste a duré « plus d’une heure et n’a pas fait de victime », a poursuivi cette source, précisant que les locaux ont été incendiés par les individus en « grand nombre et lourdement armés ».

Plus lourd bilan dans la région

Ce bilan d’au moins sept soldats, non définitif, est le plus lourd dans la région de l’Est, et constitue la deuxième plus grande perte au sein des forces armées nationales dans une attaque, après celle de Nassoumbou (nord) en décembre 2016 qui avait fait une dizaine de morts et traumatisé le pays.

Cette explosion à une trentaine de kilomètres de Fada N’Gourma survient deux semaines après la mort de six personnes, cinq gendarmes et un civil, suite à l’explosion d’un autre engin artisanal dans la même région. C’était alors la première fois qu’un engin explosif improvisé (IED), très utilisé au Mali ainsi qu’en Syrie, Irak ou Afghanistan, a fait des victimes au sein des forces de sécurité dans l’Est du pays.

Ces derniers mois, plusieurs centaines de personnes ont été interpellées et des engins explosifs neutralisés au cours d’opérations de ratissage dans les régions de l’Est et du Nord du Burkina Faso en proie à des attaques jihadistes.

Longtemps épargné par les groupes armés actifs au Sahel, le Burkina Faso est confronté depuis trois ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières dans le Nord.

Ces attaques se sont étendues à d’autres régions dont celle de l’Est, frontalière du Niger, du Togo et du Bénin.

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