Société

En Afrique du Sud, le mythe du « génocide blanc » qui s’exporte jusqu’aux États-Unis

Des militants de l'extrême-droite américaine, à Washington le 25 juin 2017. © REUTERS/Jim Bourg

Dans un tweet s’inquiétant des « confiscations de terres » et des « meurtres à grande échelle de fermiers blancs » en Afrique du Sud, le président américain Donald Trump reprend une théorie du complot devenue un marronnier dans les cercles d’extrême-droite.

« Pour échapper aux conflits entre les races, il faut construire des frontières entre elles ». Coenie Maree, cadre d’une organisation d’extrême-droite, qui se prépare activement à l’arrivée d’une prétendue « guerre raciale » en Afrique du Sud, milite pour la création d’ethno-États séparés pour les différents « groupes raciaux » sud-africains, comme il y en avait du temps de l’apartheid. Son organisation, les Suidlanders, est responsable de la propagation d’une théorie du complot qui présente les Sud-Africains blancs comme victimes d’un « génocide » fomenté par la majorité noire.

Extrême-droite et fake news

Le mythe du « génocide blanc » s’est retrouvé propulsé sur la scène internationale le 23 août au matin, après un tweet de Donald Trump s’inquiétant de « meurtres de grande ampleur de fermiers » et de « saisies de terres et de fermes » en Afrique du Sud.


>>> A LIRE – Réforme agraire en Afrique du Sud : le président reconnaît le « manque de progrès » réalisés par l’ANC


Cette théorie du complot, devenue depuis quelques années un véritable cheval de bataille au sein de l’« alt-right » américaine et de certains pans de l’extrême-droite européenne, s’appuie sur une double argumentation : d’une part, l’incidence des meurtres commis dans des fermes, dans leur grande majorité contre des fermiers blancs (dans 80% des cas), et, d’autre part, la réforme agraire promise par le président Cyril Ramaphosa, qui doit voir les propriétaires de certaines terres agricoles expropriés, sans compensation financière, au profit de la majorité noire.

La reprise de cette rumeur – arrivée à ses oreilles via une émission de la très conservatrice chaîne de télévision Fox News – par Donald Trump inquiète les autorités sud-africaines et divers experts, qui y voient une victoire d’un discours en vogue chez les suprémacistes blancs.

Vous êtes à présent connecté(e) à votre compte Jeune Afrique, mais vous n'êtes pas abonné(e) à Jeune Afrique Digital

Cet article est réservé aux abonnés


Abonnez-vous à partir de 7,99€pour accéder à tous les articles en illimité

Déjà abonné ?

Besoin d'aide

Vos avantages abonné

  1. 1. Accèdez en illimité à l'ensemble des articles sur le site et l'application Jeuneafrique.com (iOs & Android)
  2. 2. Bénéficiez en avant première, 24 heures avant leur parution, de chaque numéro et hors séries Jeune Afrique sur l'application Jeune Afrique Le Magazine (iOS & Android)
  3. 3. Recevez la newsletter économie quotidienne réservée aux abonnés
  4. 4. Profitez de 2 ans d'archives de Jeune Afrique en édition numérique
  5. 5. Abonnement sans engagement de durée avec l'offre mensuelle tacitement renouvelable*

*Service uniquement disponible pour les abonnements à durée libre.

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte