Politique

Ouganda : la détention Bobi Wine condamnée par des artistes, militants et hommes politiques

| Par Jeune Afrique avec AFP
Mis à jour le 23 août 2018 à 11h09
Bobi Wine, le "président du ghetto" vient de faire son entrée au Parlement Ougandais.

Bobi Wine, le "président du ghetto" vient de faire son entrée au Parlement Ougandais. © Vidéo Reuters

Dans une lettre ouverte, une centaine de musiciens, artistes et hommes politiques ont dénoncé le traitement infligé par le gouvernement ougandais au chanteur populaire et député Bobi Wine, arrêté le 14 août et toujours détenu à Kampala.

Les musiciens anglais Chris Martin et Damon Albarn, les chanteuses béninoise Angelique Kidjo et américaine Chrissie Hynde, l’écrivain nigérian Wole Soyinka, prix Nobel de littérature ainsi qu’un dirigeant du parti travailliste britannique, Tom Watson, et des militants de la société civile ougandaise « condamnent fortement l’arrestation, l’emprisonnement et l’agression physique brutale, menaçant sa vie, menée par les forces du gouvernement ougandais » contre Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine.

Bobi Wine, qui a été arrêté le 14 août à Arua (nord-ouest), où il était venu soutenir le candidat de son parti à une élection législative partielle, doit comparaître le 23 août devant une cour martiale pour possession illégale d’armes.

Selon son avocat et sa famille, Bobi Wine a été battu et torturé pendant qu’il était sous la garde des forces de sécurité.

Les signataires de la lettre ouverte appellent le gouvernement ougandais « à lui assurer l’accès à un traitement médical » et réclament « une enquête complète et impartiale sur son arrestation violente et son emprisonnement ».

L’armée a tenté mercredi de faire taire les accusations de torture en diffusant une vidéo destinée à montrer la pop star en bonne santé en prison.

Manifestations

L’arrestation de celui qui, depuis son élection à l’Assemblée nationale en 2017, s’est imposé comme un porte-parole de la jeunesse ougandaise et un détracteur virulent du président Yoweri Museveni, a mécontenté de nombreux Ougandais.

Des manifestations de protestation lundi à Kampala ont été violemment réprimées par la police et l’armée, qui ont utilisé gaz lacrymogène et tirs à balles réelles pour disperser les protestataires.

Des centaines de personnes se sont par ailleurs rassemblées mercredi dans la principale cathédrale catholique de Kampala afin de prier pour la libération du chanteur de 36 ans. Devant l’édifice, la foule scandait le slogan de sa campagne « Le pouvoir du peuple, notre pouvoir ».

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3092_600x855 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte