Sécurité

Tourisme : la France revoit à la baisse le risque en Algérie

Des touristes au mémorial du Martyr, à Alger, en 2017. © Anis Belghoul/AP/SIPA

Le ministère des Affaires étrangères français vient de mettre à jour ses « conseils aux voyageurs » ayant pour destination l'Algérie. Une grande partie du pays, notamment le centre et le nord, ne fait plus partie de la zone à risque.

Le Quai d’Orsay édite pour chaque pays du monde une cartographie des risques, légendée selon quatre couleurs correspondant au niveau de risque des différentes régions : de « formellement déconseillé » (en rouge) à « vigilance normale » (en vert), en passant par « déconseillé sauf raison impérative » (en orange) et « vigilance renforcée » (en beige).

Avant le 20 août, l’Algérie, à l’exception d’Alger, Oran, Tipaza et Tlemcen, était intégralement en orange et en rouge.


>>> A LIRE – [Chronique] Maghreb : vacances à hauts risques selon le Quai d’Orsay


État des risques avant 2018 :

État des risques depuis août 2018 :

Le nord et centre rétrogradés

Le nord-est reste déconseillé sauf raison impérative, des groupes terroristes continuant à agir dans la région, comme l’a démontré fin juillet le guet-apens dans la région de Skikda qui a causé huit morts parmi les soldats algériens. Les zones frontalières, en raison des différents trafics et de la porosité aux groupes terroristes, sont pour la plupart formellement déconseillées.

En revanche, le niveau de risque dans une bonne partie du nord et du centre a été rétrogradé au niveau de « vigilance renforcée », d’Alger jusqu’à Timimoum.

Un chose est sûre, l’ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt, n’a pas attendu cette mise à jour pour parcourir le pays de long en large, comme en témoignent les photos de son compte Twitter. On l’y voit tour à tour à Adrar, Oran, Annaba ou dans les alentours de Sétif.

Contacté par JA, le Quai d’Orsay se contente de répondre que les conseils aux voyageurs « sont le produit d’une évaluation régulière de l’ensemble des risques du pays concerné (naturels, industriels, terroriste, délinquance ou encore risques routiers). Ils sont ainsi réévalués en temps réel et modifiés dès que nécessaire. La modification de la fiche relative à l’Algérie s’inscrit dans ce cadre. Elle a fait l’objet d’une étude rigoureuse et approfondie par les services compétents. »

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte