Politique

RDC : le président du Sénat appelle à la participation de Moïse Katumbi à l’élection présidentielle

Léon Kengo Wa Dondo, président du Sénat, s'adresse à la presse après s'être présenté officiellement comme candidat à l'élection présidentielle, à Kinshasa, le 10 Septembre 2011. © Gwenn DUBOURTHOUMIEU/JA

Aux yeux du président du Sénat Léon Kengo Wa Dondo, l’opposant Moïse Katumbi doit pouvoir rentrer en République démocratique du Congo afin de participer à l’élection présidentielle prévue le 23 décembre prochain.

Léon Kengo Wa Dondo n’a pas mâché ses mots pour appeler au retour de Moïse Katumbi en vue de l’élection présidentielle congolaise. « Il est le fils du pays, l’exclure c’est avoir peur qu’il se présente et qu’il puisse être élu », a-t-il déclaré mardi 21 août sur les ondes de Radio France Internationale (RFI).

Moïse Katumbi, qui vit en exil depuis mai 2016, affirme avoir été empêché de rentrer en RDC début août pour déposer son dossier de candidature en temps et en heure auprès de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Ce que les autorités démentent en affirmant que le leader d’Ensemble ne s’est jamais présenté à la douane congolaise.

« Mon souhait le plus clair, c’est que tout le monde se présente »

Condamné en son absence à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière, Moïse Katumbi est désormais sous le coup d’un mandat d’arrêt international, selon le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba.

« Oui, mais maintenant nous sommes au début des élections. Mon souhait le plus clair, c’est que tout le monde se présente. Et comme il a été condamné, qu’il demande au président de pouvoir l’amnistier », avance M.Kengo.

Deuxième personnage de l’État dans l’ordre protocolaire, Léon Kengo Wa Dondo a également évoqué le cas de l’ex-chef rebelle Jean-Pierre Bemba, en estimant que sa candidature ne devait pas être invalidée – malgré une affaire annexe de subornation de témoins devant la Cour pénale internationale (CPI).

Vers un scénario à la « Poutine / Medvedev »

Celui qui fut autrefois le Premier ministre du maréchal Mobutu n’exclut pas un scénario à la « Poutine / Medvedev » à propos de la désignation d’Emmanuel Ramazani Shadary comme dauphin de Joseph Kabila. « Analysons tout : il fait passer, Ramazani peut être élu une fois, lui peut revenir. Moi, je crois qu’il a bien joué. S’il revient après, il peut rester autant qu’il veut », selon le président du Sénat.

La Constitution de 2006 indique cependant que le président est élu « pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois ».

« Je ne vous dis pas adieu, mais je vous dis à bientôt », a déclaré le président congolais Joseph Kabila devant ses pairs de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe vendredi en Namibie, une petite phrase qui a ravivé la défiance de ses adversaires en RDC.

Élu en 2006, réélu en 2011 dans un contexte de fraudes massives, le président Kabila peut se maintenir au pouvoir « jusqu’à l’installation effective d’un successeur élu » selon cette même Constitution. Les élections ont déjà été reportées deux fois, fin 2016 et fin 2017.

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