Politique

RDC : un meeting des partisans de Katumbi empêché à Lubumbashi

L'opposant Moïse Katumbi lors du lancement de sa plateforme électorale "Ensemble pour le changement", le 12 mars 2018. © Themba Hadebe/AP/SIPA

Les partisans de l'opposant congolais en exil Moïse Katumbi ont été empêchés de tenir une réunion publique à Lubumbashi samedi et ses avocats ont dénoncé à Kinshasa le mandat d'arrêt international annoncé à son encontre par la République démocratique du Congo.

Le rassemblement du candidat déclaré à la présidentielle de décembre n’a pas été autorisé car « la campagne électorale encore moins la pré-campagne » n’ont commencé, a indiqué le maire de Lubumbashi, Ghislain Robert Lubaba Buluma dans une lettre parvenue à l’AFP.

La résidence d’un des partenaires politiques de Moïse Katumbi, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, a été encerclée dès vendredi soir par les forces de sécurité, s’est indigné ce dernier auprès de l’AFP.

Lors d’une conférence de presse à Kinshasa, le collectif des avocats défendant Moïse Katumbi a estimé qu' »aucun État épris de justice ne pourra exécuter le mandat d’arrêt international » annoncé jeudi par le ministre congolais de la Justice Alexis Thambwe Mwamba.

« Identité confuse »

Le bâtonnier Jean-Joseph Mukendi wa Mulumba s’est même interrogé sur la réalité de ce mandat annoncé lors de la première conférence de presse de la coalition au pouvoir Front commun pour le Congo (FCC).

Il a rappelé que Moïse Katumbi avait fait appel de sa condamnation à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière et que l’appel est suspensif.

Il a enfin estimé que Moïse Katumbi était bien Congolais et éligible, en réponse à un cadre de la majorité soutenant le président Joseph Kabila qui a parlé de son « identité confuse ».

Un ancien allié de Joseph Kabila

Moïse Katumbi affirme avoir été empêché de rentrer en RDC pour déposer sa candidature à l’élection présidentielle. Les autorités affirment qu’il n’est pas allé jusqu’à la douane congolaise quand il s’est présenté au poste-frontière zambien de Kasumbalesa les 3 et 4 août.

Allié du président Kabila passé à l’opposition en 2015, Moïse Katumbi a quitté la RDC en mai 2016 pour se faire soigner en Afrique du Sud, puis en Belgique. Il a depuis été condamné à trois ans de prison, poursuivi dans une affaire de mercenaires renvoyée au 10 octobre, et accusé d’avoir eu la nationalité italienne.

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