Politique

Angola : Jonas Savimbi sera enterré auprès de ses parents

Jonas Savimbi, leader de l'Unita, tué le 22 février 2002 © SASA KRALJ/AP/SIPA

Les restes du corps du fondateur de l'Unita, tué en 2002 lors d'un assaut du MPLA, seront rendus avant la fin de l'année, a promis le chef de l'État João Lourenço. Le temps pour le parti et la famille de préparer les funérailles, qu'ils espèrent à la hauteur de leur leader.

C’est une annonce historique, « un grand moment pour le pays », comme l’exprime un proche du président angolais João Lourenço : ce dernier a en effet promis à Isaías Samakuva, le chef de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita, opposition), lors d’un entretien au Palais de la « Cidade Alta », le 14 août, vers 17h30, que les restes du corps de Jonas Savimbi, fondateur du mouvement tué en 2002 lors d’un assaut du Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), seront restitués « avant la fin de l’année ». Sa disparition avait mis un terme à 27 années de guerre civile.


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Pourtant, il y a encore quelques mois, un membre de l’exécutif confiait à JA : « Les Angolais n’ont toujours pas pardonné à Savimbi de s’être allié au régime de l’apartheid ». Aujourd’hui, ce même ministre admet que « tout le mérite revient au président. Il donne l’exemple, et fait avancer le processus de réconciliation. »

Pour Rafael Savimbi, son fils, « le premier sentiment est un sentiment de satisfaction. Nous allons enfin enterrer notre père », déclare-t-il à Jeune Afrique. « Ce geste aura une portée politique forte, qui va contribuer à cimenter le processus de réconciliation nationale. » Et d’ajouter : « Notre père a joué un rôle important dans l’histoire du pays, avant et après l’indépendance. Son action a influencé la vie des Angolais. »

Des funérailles nationales peuvent-elles être envisagées ?

L’Unita tient une réunion vendredi 17 août, durant laquelle Isaías Samakuva rendra compte de sa rencontre avec João Lourenço. Y seront également discutés les modalités des funérailles, avec les membres d’une commission dédiée qui avait été mise en place en 2014. Avec cette grande question : quelle marge de manœuvre le MPLA – au pouvoir – laissera-t-il à la famille et au parti ? Des funérailles nationales peuvent-elles être envisagées ?

Une seule chose est certaine : Jonas Savimbi sera inhumé auprès de ses parents, à Andulo (province de Bié, dans le centre), comme il l’a toujours souhaité. « Nous espérons ensuite qu’il sera réhabilité politiquement. Holden Roberto [fondateur du FNLA, autre grand mouvement d’indépendance, ndlr], Agostinho Neto [fondateur du MPLA], et Jonas Savimbi doivent être reconnus tous les trois comme les pères de l’indépendance », espère Rafael Savimbi.

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