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Cet article est issu du dossier «Mali : Ibrahim Boubacar Keïta reconduit pour cinq ans à la tête du pays»

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Politique

Mali : internet mobile inaccessible en amont de l’annonce des résultats de la présidentielle

Un kiosque à Bamako, le 16 août 2018 © AFP

Le 16 août dans la matinée, Internet était inaccessible à Bamako sur les réseaux mobiles. Quelques heures avant l'annonce de la proclamation du vainqueur de l'élection présidentielle.

« Ma 3G ne marche pas depuis hier soir. Le Wifi à la maison, sur une ligne fixe Malitel marche plutôt bien pour le moment », indiquait en début de matinée un photographe travaillant pour l’AFP et domicilié dans la capitale malienne le 16 août. D’autres journalistes ont constaté que le Wifi fonctionnait dans leur hôtel ou à leur domicile mais que les réseaux mobiles des opérateurs Malitel et Orange Mali ne permettaient pas d’accéder à internet sur leurs téléphones portables.

Le 16 dans la matinée, l’annonce de la victoire d’Ibrahim Boubacar Keïta, réélu à un second mandat avec 67,17% des suffrages, a été accueillie dans la joie chez ses partisans. Les sympathisants de Soumaïla Cissé – crédité de 32,83% – ont protesté contre ces résultats qu’ils ne reconnaissent pas.

WhatsApp inaccessible lors du premier tour

Le réseau internet Malien connaît « de nombreuses anomalies » avait constaté dès le 10 août l’ONG française Internet Sans Frontières, après avoir déjà relevé que Twitter et WhatsApp étaient inaccessibles lors du premier tour le 29 juillet. Pendant l’entre-deux tours, la mission des observateurs électoraux de l’Union européenne au Mali avait exhorté les autorités à « ne pas limiter la liberté d’expression » et à « garantir l’accès sans entraves à internet et aux réseaux sociaux. »

La branche malienne de l’influente ONG américaine Internet Society a aussi publié un communiqué après avoir « constaté de sérieuses perturbations de la connexion Internet et une lenteur inhabituelle pour accéder aux réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire le 29 juillet 2018 [jour du premier tour des élections présidentielles]. »

Les forces de sécurité sont présentes en nombre à Bamako : la Cour constitutionnelle doit valider les résultats au plus tard le 22 août. En amont des élections, des Bamakois se disaient déjà inquiets de possibles heurts dans les rues à l’issue de l’annonce des résultats. Les chancelleries étrangères encourageaient leurs ressortissants établis au Mali à la plus grande prudence.

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