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Politique

Présidentielle au Mali : les résultats attendus jeudi matin

Dans un bureau de vote à Bamako, à l'heure du dépouillement à l'issue du second tour de la présidentielle au Mali, le 12 août 2018. © Annie Risemberg/AP/SIPA

Ibrahim Boubacar Keïta ou Soumaïla Cissé ? Le Mali devrait savoir jeudi 16 août qui, du président sortant ou du chef de file de l'opposition, dirigera le pays pendant les cinq prochaines années.

Initialement prévue mercredi 15 août, l’annonce des résultats provisoires du second tour de l’élection présidentielle du 12 août à la télévision nationale par le ministre de l’Administration territoriale a été reportée à jeudi matin. Des responsables gouvernementaux ont précisé que ce retard s’expliquait par l’acheminement tardif de certains procès-verbaux de localités du nord et du centre de cet immense pays.


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Les observateurs s’attendent à un taux de participation très bas, le scrutin n’ayant pas passionné une population lassée par la persistance des attaques jihadistes, auxquelles se mêlent souvent des violences intercommunautaires, et dont près de la moitié vit sous le seuil de pauvreté bien que le Mali soit redevenu le premier producteur africain de coton et que son économie enregistre une croissance supérieure à 5% depuis plusieurs années.

Bamako quadrillée

La communauté internationale attend du vainqueur, qui entrera en fonctions le 4 septembre, qu’il relance l’accord de paix conclu en 2015 avec l’ex-rébellion à dominante touareg, dont la mise en œuvre accumule les contretemps et qui n’a pas empêché les violences de se propager du nord vers le centre du pays et vers le Burkina Faso et le Niger voisins.

Avant même la proclamation du vainqueur du second tour de la présidentielle, Soumaïla Cissé a rejeté les résultats du scrutin, évoquant des « fraudes ». Dans un discours tenu lundi 13 août, il a appelé « tous les Maliens à se lever ». Le parti d’IBK a pour sa part affirmé mercredi que, selon ses propres chiffres, « le candidat Ibrahim Boubacar Keïta serait réélu de manière large et confortable ». Dans l’attente des résultats, la capitale malienne est quadrillée par la police et l’armée, épaulées par les Casques bleus de la Minusma.

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