Société

Sierra Leone : un an après les inondations meurtrières, « la peine et le traumatisme »

Des sauveteurs tentent de retrouver des survivants après le glissement de terrain meurtrier, le 15 août 2017 à Regent, dans la banlieue de Freetown. © Manika Kamara/AP/SIPA

Le président sierra-léonais Julius Maada Bio a participé mardi à Freetown à une cérémonie à l'occasion du 1er anniversaire des inondations qui avaient fait plus de mille morts en 2017 et promis de construire un mémorial sur le site du sinistre.

Quelque 500 personnes, pour la plupart en blanc et noir, se sont rassemblées dans une église du Regent, un quartier de la périphérie de Freetown, où de fortes pluies avaient causé l’effondrement partiel d’une montagne durant la nuit du 14 août 2017.

« Nous sommes ici pour témoigner de la peine et du traumatisme nés de la tragédie qu’a été le glissement de terrain », a déclaré le président Julius Maada Bio, qui a pris ses fonctions en avril. Il a annoncé à l’assistance, dont plusieurs survivants, des membres des familles et des proches des victimes, la construction d’un mémorial sur les lieux du désastre.

Le 14 août 2017, après plusieurs jours de pluies intenses, un pan de la colline Sugar Leaf, dans la banlieue de la capitale, Freetown, s’était détaché. Des torrents boueux et d’énormes blocs de pierre avaient dévalé la pente abrupte, emportant les habitations du quartier de Regent, en contrebas, ou les recouvrant entièrement de terre rougeâtre.

Stigmates

Un an après, des habitants sont toujours confrontées aux conséquences du sinistre. Olivia Cile, qui a perdu son mari et ses deux enfants dans ce glissement de terrain, affirme être « toujours effrayée quand il pleut la nuit comme si les souvenirs du désastre me hantaient ».

« Je vis toujours dans la zone du sinistre parce que l’aide que les ONG et le gouvernement nous ont fournie n’était pas suffisante pour entamer une nouvelle vie ailleurs », a-t-elle dit.

220 000 personnes affectées

Au cours des 15 dernières années, quatre inondations majeures ont affecté plus de 220 000 personnes en Sierra Leone et causé des dommages économiques graves, selon la Banque mondiale. Celle du mois d’août 2017 a été la plus meurtrière, avec un bilan officiel de 1 141 morts et disparus.

D’ici à 2021, le pays aura besoin de quelque 82,41 millions de dollars (70 millions d’euros), soit 2,2% de son PIB, pour se remettre de la catastrophe et, notamment, reconstruire six centres médicaux et 59 écoles, selon la Banque mondiale.

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