Assurances

Exclusif : Axa a voulu s’offrir le marocain Saham

| Par Jeune Afrique
Henri de Castries, le président d'AXA, a pensé à Saham pour renforcer la vocation africaine de sa compagnie.

Henri de Castries, le président d'AXA, a pensé à Saham pour renforcer la vocation africaine de sa compagnie. © Lionel Cironneau/AP/SIPA

Moulay Hafid Elalamy ne souhaite pas pour l’instant vendre Saham, son groupe leader de l’assurance en Afrique, au français Axa. Pourtant le géant mondial du secteur était intéréssé a appris « Jeune Afrique ». Explications.

Moulay Hafid Elalamy n’est pas vendeur. » Voilà comment une source proche du fondateur du groupe Saham et actuel ministre du Commerce et de l’Industrie répond à la rumeur d’un éventuel rapprochement entre le holding marocain et l’assureur français Axa. Un on-dit qui tient en haleine les milieux africains des affaires depuis quelques semaines.

À son origine : une évaluation confiée cet été par l’actionnaire principal de Saham à la compagnie financière Edmond de Rothschild, et qui a abouti à une valorisation globale de 2 milliards d’euros du groupe marocain.

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Manoeuvres

« C’est cette mission qui a mis la puce à l’oreille à Henri De Castries, le PDG d’Axa, qui souhaite renforcer la vocation africaine de sa compagnie. Ce dernier a essayé de se rapprocher de Moulay Hafid Elalamy pour savoir s’il s’apprêtait à se désengager de Saham. Il est passé par l’intermédiaire de Wendel, la société d’investissement française qui détient 13,33 % de ce groupe, mais n’a eu aucun contact direct avec Elalamy », confie notre source.

Des manoeuvres qui en sont restées là, puisque le ministre a fait comprendre qu’il n’était pas (encore ?) vendeur. « La valorisation de Saham ne s’est pas faite dans une logique de cession, mais de développement. C’était une sorte de revue stratégique, qui visait surtout à valoriser les actifs africains du holding », insiste notre source.

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