Justice

Égypte : le guide suprême des Frères musulmans de nouveau condamné à la perpétuité

Des partisans des Frères musulmans condamnés, parfois à mort, en mai 2014. © Heba Khamis/AP/SIPA

Le chef des Frères musulmans, Mohamed Badei, a une nouvelle fois été condamné, dimanche 12 août, à la prison à vie par un tribunal égyptien. Son premier jugement avait été annulé en 2015 par la Cour de cassation, qui avait ordonné un nouveau procès.

Quatre hauts responsables de la confrérie des Frères musulmans ont également été condamnés dimanche à la perpétuité. Parmi eux figurent notamment Essam al-Erian, Mohamed al-Beltagui et Safwat Hegazi, a indiqué à l’AFP leur avocat, Me Abdelmoneim Abdelmaqsoud.

En Égypte, la peine de prison à vie se traduit par 25 années de détention au maximum. Quatre autres co-accusés ont par ailleurs été condamnés à des peines de prison allant de 10 à 15 ans, selon l’avocat. Lequel a déclaré avoir l’intention de « faire appel de ces verdicts dans les 60 jours ».

Depuis la destitution par l’armée du président Mohamed Morsi en 2013, la confrérie des Frères musulmans est la cible d’une répression judiciaire tous azimuts. En cause : une manifestation de soutien aux Frères musulmans, qui avait dégénéré en violences, faisant six morts, dont un enfant, dans un quartier de l’ouest du Caire.

Tentative de meurtre et port d’armes à feu

Ces dirigeants des Frères musulmans ont notamment été condamnés pour rassemblement non autorisé, tentative de meurtre et port d’armes à feu. Tout comme Mohamed Morsi, Mohamed Badie a par le passé déjà été condamné à mort ou à la prison à vie dans plusieurs procès.

Après l’éviction de Mohamed Morsi, ses partisans organisaient régulièrement des manifestations pour appeler au retour du président islamiste, et leurs rassemblements dégénéraient souvent en affrontements avec les forces de sécurité ou des civils.

Il s’agit du second verdict dans cette affaire. En septembre 2014, un tribunal de première instance avait prononcé des peines de prison à vie pour les accusés, mais la Cour de cassation avait annulé ces jugements gypen 2015 et ordonné un nouveau procès.

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