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Cet article est issu du dossier «Automobile : la Chine, un leader qui pèse lourd»

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Automobile

Maroc : la surprenante résistance des centres Midas

Vidange, pneumatiques, freins… Des prestations de base qui constituent le coeur de métier de Midas.

Vidange, pneumatiques, freins… Des prestations de base qui constituent le coeur de métier de Midas. © Hassan Ouazzani/JA

Porté par le marché du neuf, le spécialiste de l’entretien a fait ses preuves à Casablanca. Et compte développer son réseau dans le royaume.

Samedi 30 août, 11 h 30. Dans ce centre Midas, route de Rabat, les véhicules se suivent et ne se ressemblent pas. Mercedes, Range Rover, Honda Accor, Kangoo, Peugeot 206, Dacia Duster… Tous ont fait le déplacement pour consulter le spécialiste de l’entretien automobile. Othmane, 35 ans, chef d’entreprise, est un habitué de la maison : « Je viens en moyenne tous les trois mois pour effectuer un check-up de mon véhicule. Les prix sont un peu plus élevés que chez les garagistes de quartier, mais au moins, on est sûr de la qualité. »

Garantie

 

Par exemple, une vidange chez Midas coûte environ 500 dirhams (45 euros), contre 350 chez un garagiste. Mais ici, pas besoin de recommandations ni d’être un « ami » de longue date pour que le résultat soit certain. Chez Midas, les process sont verrouillés, la qualité garantie et le client roi.

Ses concurrents? L’allemand Bosch et le groupe Akwa, qui a importé l’enseigne Speedy.

« Nous appliquons les process définis à l’international et offrons des pièces d’origine et de l’huile de grande qualité, à des prix certes plus chers que chez les garagistes, mais bien inférieurs à ce que propose le constructeur, explique Faouzi Nejjari, directeur d’exploitation de Midas Maroc. La clientèle marocaine a évolué. Les gens sont désormais prêts à mettre le prix pour avoir la qualité de prestation et la disponibilité. »

Points forts

 

La disponibilité, c’est justement l’un des points forts de Midas. Ouverts sept jours sur sept de 8 heures à 20 heures, les centres s’engagent également sur une durée d’attente qui ne dépasse pas les trente minutes. « Le client n’a pas besoin de prendre un rendez-vous. Il peut venir à n’importe quelle heure, et il est certain d’être bien et vite servi », assure Faouzi Nejjari.

Concept

Dans le centre d’Aïn Sebaa, tout comme dans les deux autres centres Midas de Casablanca, les prestations de base (vidange, pneumatique, échappement, freins, batteries…) constituent le coeur du business. Avec un chiffre d’affaires de 14,8 millions de dirhams en 2012 et de 15,2 millions en 2013 (en progression de 3 %), ces trois centres affichent une solide santé.

 

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« Nous ne faisons pas de réparations ; notre métier, c’est l’entretien. On fait du préventif, pas du curatif », souligne le directeur d’exploitation de l’enseigne. Introduit au Maroc en 1998 par la société Fast Pro, structure qui appartient à Formag, grand importateur marocain de pièces et d’huiles, le concept Midas a réussi à séduire beaucoup d’automobilistes casablancais. Après quinze ans de présence, l’enseigne s’apprête à ouvrir des centres dans d’autres villes du royaume.

« Au début, nous avons voulu nous développer sur le modèle des franchises. Mais ça n’a pas vraiment marché. Nous avons donc décidé de changer de stratégie en développant le réseau par nos propres moyens », confie Faouzi Nejjari. « Nous nous apprêtons à ouvrir de nouveaux centres à Casablanca, Mohammedia et Rabat. Et nous cherchons des emplacements dans d’autres villes », poursuit notre homme, en restant cependant évasif sur les lieux ciblés et le montant des investissements.

Car dans ce nouveau segment du marché de l’entretien, la concurrence fait rage. À l’image de Fast Pro, d’autres sociétés ont importé le concept, comme Speedy, installé en 1999 par le groupe Akwa d’Aziz Akhannouch, l’actuel ministre de l’Agriculture. Ou Bosch, le spécialiste allemand de l’entretien automobile, qui vient de faire son entrée, ciblant, lui, une clientèle premium. « La demande est là, elle va aller en grandissant avec l’essor du marché du neuf », estime Hicham Smyej, directeur de la rédaction de La Revue Auto, mensuel marocain spécialisé. Et de conclure : « On ne peut pas acheter une voiture 1 million de dirhams et la confier au premier venu… »

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