Politique

RDC : Moïse Katumbi tente d’entrer dans le pays par la Zambie

L'opposant Moïse Katumbi lors du lancement de sa plateforme électorale "Ensemble pour le changement", le 12 mars 2018. © Themba Hadebe/AP/SIPA

Moïse Katumbi est en route vers la ville congolaise de Kasumbalesa, à la frontière entre la Zambie et la RDC, a-t-on appris à la mi-journée. Plus tôt dans la journée, l’équipe de l’opposant congolais avait indiqué qu’il avait finalement renoncé à atterrir à Lubumbashi en raison du refus des autorités.

Parviendra-t-il à regagner la RDC comme annoncé ? Moïse Katumbi a renoncé vendredi 3 août à atterrir à Lubumbashi pour rentrer en RDC, qu’il tente maintenant de regagner par la Zambie« Nous avons appris que la frontière (à Kasumbalesa) est fermée. Mais nous continuons à avancer. Dans 30 minutes au maximum, nous arriverons à la frontière entre la RDC et la Zambie », a indiqué à 13h (locale et heure de Paris) à Jeune Afrique Salomon Kalonda, conseiller politique de Moïse Katumbi, qu’il accompagne dans le même véhicule.

Il y a des agents de sécurité en ce moment pour empêcher l’entrée de Katumbi

Contactée par JA, une source judiciaire présente à la frontière affirme qu’« il y a des agents de sécurité en ce moment pour empêcher l’entrée de Katumbi ». « La frontière reste ouverte, même si les mouvements sont réduits », ajoute cette même source.

Dans la matinée, Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, député proche de Moïse Katumbi, expliquait à JA que l’ancien gouverneur du Katanga avait finalement renoncé à venir en avion, « car les autorités lui ont refusé le survol de la RDC ». « Il passe donc par la route, a-t-il ajouté.  C’est incompréhensible : il accepte de se mettre à la disposition de la justice de son pays, mais on lui refuse de rentrer dans son pays », a-t-il ajouté depuis l’aéroport de Lubumbashi.

À Lubumbashi, des partisans de Moïse Katumbi ont pris la route vers la Zambie, dont la frontière est située à 90 km de la capitale du Katanga. Mais la route est bloquée par un camion placé en travers de la voie juste avant le péage marquant la sortie de Lubumbashi.

« Comme vous pouvez le voir, nous attendons le président (Katumbi) mais le pouvoir ne veut pas qu’il soit là », a déclaré à la presse le frère de Moïse Katumbi, Abraham Soriano, un des responsables politiques d’Ensemble.

Sous le coup d’un mandat d’arrêt

Interrogé la veille par Jeune Afrique, le ministre des Transports et Communications, José Makila Sumanda, avait indiqué « n’avoir jamais reçu de demande d’autorisation de survol et d’atterrissage pour l’avion de M. Moïse Katumbi ». Une version démentie par le député Delly Sesanga, qui a précisé avoir fait les démarches auprès de l’Autorité de l’aviation civile (AAC), chargée de la délivrance ou non de l’autorisation de survol et d’atterrissage.


>>> A LIRE – Moïse Katumbi  : « Dans tous les cas, je rentrerai dans mon pays »


Moïse Katumbi, qui souhaite déposer sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 23 décembre, pourrait par ailleurs tomber sous le coup d’un mandat d’arrêt dès son retour en RDC. « Il sera en état d’arrestation immédiate » pour atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État, a indiqué un communiqué diffusé jeudi soir par le parquet. En cause : l’affaire dite des « mercenaires », pour laquelle le leader d’Ensemble avait été poursuivi il y a quelques années.

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