Politique

Algérie : Ouyahia et Ould Abbes s’affichent unis pour un cinquième mandat de Bouteflika

Le président Abdelaziz Bouteflika a nommé Athmane Tartag à la tête du DRS © Sidali Djarboub/AP/SIPA

Ahmed Ouyahia, à la tête du Rassemblement national démocratique (RND), et Djamel Ould Abbes, patron du Front de libération national (FLN), ont fait front commun, lundi, pour plaider en faveur de la candidature d'Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat.

Le chef du FLN et le Premier ministre, qui est également secrétaire général du RND, auraient-ils enterré la hache de guerre au nom de la défense d’une candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat ? C’est ce que laisse penser la visite de Djamel Ould Abbes à Ahmed Ouyahia, au Palais du gouvernement, le 30 juillet. Les deux hommes sont apparus tout sourire devant les caméras, le temps d’une courte rencontre.

« Nous parlons d’une seule voix avec le secrétaire général du RND, pour dire que ce qui a été accompli lors de ces vingt dernières années, ce capital qui a été amassé pour le pays est l’œuvre du président Bouteflika. C’est pour cela que nous demandons au président de la République de poursuivre son travail et de briguer un cinquième mandat en 2019, dans le but d’assurer un meilleur avenir pour les nouvelles générations », a déclaré Djamal Ould Abbes au micro de la chaîne publique Canal Algérie, avant de se déclarer « satisfait de l’action du gouvernement et rassuré pour l’avenir du pays ».

Alliance face à Makri ?

Si les deux responsables politiques ont échangé sur les questions économiques et sociales, le Premier ministre a tenu à préciser que la seconde partie de la rencontre s’était déroulée dans le cadre de leurs fonctions partisanes, afin de « renforcer l’alliance » entre les deux principales formations algériennes.

Une convergence affichée qui a de quoi surprendre, les relations entre les deux hommes étant loin d’être au beau fixe. Le 17 juillet, Djamel Ould Abbes avait même accusé implicitement le RND d’avoir marchandé son soutien au président Bouteflika en 1999 en échange de postes ministériels. Ould Abbes avait aussi fortement critiqué la politique économique du Premier ministre, notamment sur le projet de Loi de finances complémentaire 2018.

Abderrazak Makri aurait-il réussi à les réconcilier contre lui ? Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), qui a appelé à une « transition politique » de cinq ans avant de parvenir à un consensus national, a récemment rencontré les deux secrétaires généraux pour tenter de les rallier à sa cause. En vain. Tous deux ont refusé de participer, et Makri a essuyé une cinglante réponse en provenance du chef d’état-major des armées. Depuis, les deux dirigeants affichent leur adhésion commune à l’idée d’un cinquième mandat pour Abdelaziz Bouteflika.

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